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| Guide
de Poche a l'Intention des Prestataires de Services de Planification Familiale
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Grossesse Allaitement Saignements
vaginaux inexpliqués Jaunisse
Hypertension Cancer du sein Diabète Prise
de médicaments pour lépilepsie ou la tuberculose Femmes qui ne peuvent pas tolérer des changements dans leur
mode de saignement menstruel PSP: Femmes
qui narrivent pas à se rappeler de prendre la pilule tous les jours à la même
heure
| CONDITION |
Grossesse (connue ou soupçonnée) |
| PRECAUTION |
Les CSP ne devraient pas être utilisés pendant la grossesse et
devraient être arrêtés si une grossesse intra-utérine est confirmée et sera menée à
terme. (OMS Classe 4) Si la possibilité de grossesse ne peut pas être exclue
par anamnèse, examen ou test de grossesse, l'utilisation d'un CSP devra être ajournée
jusqu'à la prochaine menstruation. En attendant, aider la cliente à choisir une autre
méthode (par exemple, condoms et spermicide). |
| JUSTIFICATION |
Les données actuelles indiquent que la faible dose de progestatifs dans
les implants, les CIP, les PSP et les DIU libérant de la progestérone ne causent
pas de risques nettement accrus de malformations congénitales, d'avortements
spontanés ou de mortinalité. Bien que la quantité de progestatifs soit faible, il n'est
pas bon de prendre des médicaments quels qu'ils soient au début de la grossesse,
à moins que ce ne soit absolument nécessaire. |
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| CONDITION |
Allaitement (< 6 semaines post-partum)
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| PRECAUTION |
Pendant les premières 6 semaines post-partum, les mères qui allaitent
devraient éviter d'utiliser les CSP, à moins que d'autres méthodes plus appropriées ne
soient pas disponibles ou acceptables. (OMS Classe 3) |
| JUSTIFICATION |
Il existe uniquement une préoccupation théorique quant au fait
que le nouveau-né puisse être à risque dû à l'exposition à la progestérone pendant
les 6 premières semaines post-partum. Après 6 semaines, les études n'ont
détecté aucun effet cliniquement significatif sur la santé ou la croissance des bébés
allaités dont les mères utilisaient les CSP. (OMS Classe 1) |
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| CONDITION |
Saignements vaginaux inexpliqués (seulement si
on soupçonne un grave problème) |
| PRECAUTION |
Tant que la cause du saignement inexpliqué (entre les règles ou après
les rapports sexuels) n'est pas déterminée et que tout problème grave n'est pas
traité, la cliente ne devrait pas utiliser les implants ou les CIP. (OMS Classe 4) Les
femmes avec des saignements vaginaux inexpliqués pouvant être dus à une grossesse ou à
un problème grave ne devraient pas utiliser les PSP à moins que d'autres méthodes plus
appropriées ne soient pas disponibles ou acceptables. (OMS Classe 3) |
| JUSTIFICATION |
Vu que les CSP peuvent causer un saignement ou un saignotement
intermenstruel, ils peuvent cacher un problème sous-jacent (par exemple, grossesse
normale ou extra-utérine, cervicite, autre pathologie pelvienne et, rarement, un cancer
du tractus génital). Mais aucune des conditions susmentionnées n'est
aggravée--et certaines sont mêmes prévenues--par l'utilisation d'un CSP. C'est
uniquement parce que les implants et les CIP ne peuvent pas être arrêtés facilement que
l'OMS recommande de ne pas les commencer si l'on soupçonne un problème grave. |
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| CONDITION |
Jaunisse (hépatite virale symptomatique ou
cirrhose) |
| PRECAUTION |
L'emploi des CSP devraient être évité à moins que d'autres méthodes
plus appropriées ne soient pas disponibles ou acceptables. (OMS Classe 3) |
| JUSTIFICATION |
Aucun fait ne vient prouver que les progestatifs sont cause de
maladies du foie (par exemple, tumeur bénigne ou maligne ou cirrhose), d'hépatite virale
ou de problèmes de la vésicule biliaire (voir Conditions pour
lesquelles il n'existe pas de restrictions dans ce chapitre). Les progestatifs
risquent d'être mal métabolisés chez les femmes avec des fonctions diminuées du foie
mais les CSP (surtout la PSP) ne risquent pas d'aggraver cliniquement la maladie du foie
et présentent moins de danger qu'une grossesse chez les femmes avec des hépatites
actives. Note: Pour des femmes qui sont asymptomatiques (entièrement
guéries ou porteuses), il n'existe pas de restrictions concernant
l'utilisation des CSP. (OMS Classe 1) |
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| CONDITION |
Hypertension (avec ou sans problèmes
vasculaires) |
| PRECAUTION |
Les femmes avec une TA > 180/110 devraient éviter d'utiliser les CIP
à moins que d'autres méthodes plus appropriées ne soient pas disponibles ou
acceptables. (OMS Classe 3) |
| JUSTIFICATION |
Vu les niveaux sanguins plus élevés de progestatifs liés à
l'utilisation des CIP, les niveaux de lipoprotéines de haute densité (LHD) risquent
d'être plus faibles. Par conséquent, il existe une préoccupation théorique sur
cette action chez des femmes avec des problèmes sous-jacents de tension artérielle et
des problèmes vasculaires (par exemple, neuropathie ou rétinopathie). Les implants, les
PSP et les DIU libérant un progestatif n'ont aucun effet significatif sur le métabolisme
lipidique. |
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| CONDITION |
Cancer du sein |
| PRECAUTION |
Les femmes avec un cancer du sein ne devraient pas utiliser les implants
ou les CIP. (OMS Classe 4) Elles devraient éviter d'utiliser les PSP ou des DIU
libérant des progestatifs à moins que d'autres méthodes plus appropriées ne soient pas
disponibles ou acceptables. (OMS Classe 3)
Les femmes avec des antécédents de cancer du sein mais sans confirmation de maladie
actuelle devraient éviter d'utiliser les CSP à moins que d'autres méthodes plus
appropriées ne soient pas disponibles ou acceptables. (OMS Classe 3) |
| JUSTIFICATION |
Aucun fait ne vient prouver que des progestatifs à faible dose peuvent
être cause de cancer du sein. Vu qu'il s'agit d'une tumeur sensible aux hormones, on
craint que le risque de progression puisse être accru chez des femmes avec des
antécédents de cancer du sein ou un cancer du sein actuel. (Selon l'OMS, les craintes
théoriques sont moindres pour les PSP que pour les implants, les CIP ou les DIU libérant
un progestatif.) Note: Les clientes avec des grosseurs suspectes au sein
(fermes, non sensibles ou fixes et qui ne changent pas pendant le cycle menstruel) doivent
subir un bilan avant d'utiliser un CSP. |
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| CONDITION |
Diabète (durée > 20 ans; problèmes
vasculaires ou maladie du système nerveux central, des reins ou troubles visuels)
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| PRECAUTION |
Les femmes avec un diabète avancé ou ancien devraient éviter
d'utiliser les CIP à moins que d'autres méthodes plus appropriées ne soient pas
disponibles ou acceptables. (OMS Classe 3) Les diabétiques prenant ou non de
l'insuline sans problèmes graves peuvent généralement utiliser les CSP. (OMS Classe 2)
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| JUSTIFICATION |
Vu leur faible dose, les implants et les PSP peuvent être utilisés sans
danger par les diabétiques avec une maladie vasculaire artérielle ou veineuse. Les CIP,
vu leur dose quotidienne plus élevée, ne sont pas recommandés pour être
utilisés par des diabétiques avec des problèmes vasculaires car il existe une
préoccupation théorique quant à leur effet sur le métabolisme lipidique et la
progression possible de la maladie vasculaire. Les CSP n'affectent que légèrement,
voire pas du tout le métabolisme des glucides et ils n'entraînent pas un risque accru de
thrombose (effet de l'strogène) chez les personnes diabétiques prenant ou non de
l'insuline. (Toutefois, leur utilisation demande plus de médicaments ou d'insuline pour
maintenir le contrôle du diabète.) |
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| CONDITION |
Prise de médicaments pour l'épilepsie
(phénytoïne et barbituriques) ou la tuberculose (rifampicine) |
| PRECAUTION |
Les clientes prenant des médicaments pour ces maladies devraient être
renseignées quant à la diminution possible de l'efficacité de certains CSP. Elles
devraient éviter d'utiliser les implants et les PSP à moins que d'autres méthodes plus
appropriées ne soient pas disponibles ou acceptables. (OMS Classe 3)
Généralement, les CIP peuvent être utilisés car ils libèrent une dose plus
élevée de progestatifs. (OMS Classe 2) |
| JUSTIFICATION |
L'utilisation à long terme de médicaments pour l'épilepsie (à
l'exception de l'acide valproïque) et la tuberculose fait que le foie métabolise
plus rapidement les progestatifs et peut diminuer l'efficacité de toutes les méthodes
hormonales, à l'exception des CIP.1
En général, ni les strogènes, ni les progestatifs ne semblent altérer
l'activité épileptique et peuvent être fournis avec précaution. Le développement
de saignotement ou de saignement intermenstruel peut indiquer une diminution du niveau de
progestérone. Vu que les niveaux sanguins de progestérone, lorsqu'on utilise des
implants et des PSP, sont déjà faibles au départ, les femmes qui utilisent ces
médicaments auront peut-être besoin d'un suivi plus fréquent et/ou d'une méthode
d'appoint. L'efficacité des CIP n'est pas diminuée car ils libèrent des doses plus
élevées de progestatifs. |
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| CONDITION |
Femmes qui ne peuvent pas tolérer des changements
dans leur mode de saignement menstruel |
| PRECAUTION |
Femmes qui sont préoccupées par des changements dans leur mode
menstruel (saignements irréguliers ou plus fréquents) pourront essayer la PSP (3 mois)
avant d'utiliser un autre CSP ou peuvent choisir une autre méthode. |
| JUSTIFICATION |
Les changements dans le mode menstruel sont la raison la plus fréquente
de l'arrêt des CSP. |
1 Vu que la
griséofulvine qui augmente le métabolisme des progestatifs n'est généralement prise
que pendant un court laps de temps (2 à 4 semaines), les femmes qui la prennent pour des
infections fongiques peuvent continuer à utiliser les CSP. Elles devraient utiliser une
méthode d'appoint pendant qu'elles prennent la griséofulvine et jusqu'au début de la
prochaine menstruation après avoir arrêté de prendre l'antibiotique.
 
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