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La revue trimestrielle de santé de FHI, Network en français

Les microbicides vaginaux seront-ils acceptables ?

La recherche qualitative explore les opinions et les préférences des femmes et des hommes.

Network en français : 2002, Vol. 22, No. 2

NetworkTous droits réservés Family Health International, 2002.
Réimpression de Network autorisée par Family Health International
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Lorsqu’ils élaborent un microbicide vaginal destiné à servir de protection contre les infections sexuellement transmissibles (IST), dont le VIH, les scientifiques doivent non seulement s’interroger sur l’efficacité inhérente à tout produit potentiel, mais aussi se demander si les femmes et les hommes l’utiliseront et, le cas échéant, s’ils l’utiliseront correctement. Voilà pourquoi les investigateurs ont recours à des méthodes de recherche qualitative, notamment à des entretiens approfondis et à des groupes de discussion dirigée, pour déterminer si les femmes et les hommes seront susceptibles d’accepter un tel produit.

«L’acceptabilité va influencer l’utilisation, ce qui va en retour influencer l’efficacité globale de tout microbicide qui sera mis au point», déclare Cynthia Woodsong, scientifique de FHI. Mme Woodsong dirige la composante qualitative d’une étude relative à l’acceptabilité d’un microbicide vaginal parmi les clientèles d’une clinique pour IST et d’une clinique de planification familiale en Caroline du Nord, aux Etats-Unis. Ces clientèles regroupent adolescents et adultes des deux sexes.

La mise au point de microbicides vaginaux mettrait entre les mains des femmes une méthode dont elles contrôleraient l’emploi pour se protéger contre les IST. Mais, pour être efficaces, «les microbicides devront être utilisés systématiquement et correctement sur une longue période de temps, ce qui signifie qu’il sera capital de tenir sérieusement compte du point de vue des femmes en ce qui concerne la conception, l’emballage et la promotion de ces produits», insiste Mme Zeda Rosenberg, directrice exécutive du Partenariat international pour les microbicides, dont le siège se trouve actuellement à FHI. «La recherche qualitative peut nous aider à comprendre les préoccupations des femmes et peut-être éclairer d’un jour nouveau les facteurs comportementaux qui influencent leur décision d’utiliser ou non un produit microbicide.»

Les chercheurs ont fait observer que le recours à un microbicide moins efficace mais utilisé plus souvent assurerait en réalité un plus haut degré de protection que l’emploi d’un produit efficace (le préservatif, par exemple) qui serait utilisé moins souvent. Ainsi les analystes ont-ils noté qu’une méthode efficace à 30% et utilisée 60% du temps conférerait davantage de protection qu’une méthode efficace à 90% mais utilisée 20% du temps seulement.1

«Si un produit n’est pas acceptable, certaines personnes ne l’utiliseront pas, indépendamment de son efficacité», dit Mme Woodsong, dont l’étude basée aux Etats-Unis tente de déterminer l’acceptabilité de deux lubrifiants vaginaux disponibles en vente libre, à savoir sous la forme d’un gel et d’un ovule. Ces produits ne contiennent aucun ingrédient actif capable de protéger contre les IST, mais ils possèdent des propriétés physiques semblables à celles des microbicides vaginaux actuellement en cours d’élaboration. Financée par l’U.S. National Institute of Child Health and Human Development, cette étude se déroule en collaboration avec le Research Triangle Institute, basé aux Etats-Unis.

Cette étude a commencé par des entretiens approfondis avec 26 employés des deux cliniques, regroupant des médecins, des infirmières, des conseillers, des traducteurs et des réceptionnistes, en vue de sonder le personnel sur les questions qui, à son avis, inciteront les femmes à utiliser ou non un microbicide vaginal. Cette information qualitative a aidé les chercheurs à formuler des questions qui ont été ultérieurement posées dans le cadre de groupes de discussion dirigée et d’entretiens approfondis faisant intervenir 134 clients: 69 femmes qui avaient essayé les deux lubrifiants vaginaux avec leur partenaire et 65 hommes, dont certains étaient le partenaire d’une des participantes à l’étude. Ces femmes et ces hommes (63 Afro-Américains, 34 Hispaniques et 37 blancs) ont été interrogés sur ce qu’ils pensaient des lubrifiants vaginaux et de l’utilisation potentielle des microbicides vaginaux qui pourraient être mis au point à l’avenir. Les données recueillies tout au long de cette phase formative seront exploitées ultérieurement pendant la phase de l’étude relative aux mesures et aux essais.2

Mme Woodsong a noté «un certain intérêt pour la mise au point d’un produit susceptible de rendre les rapports sexuels plus satisfaisants par les picotements qu’il pourrait provoquer ou par son goût ou une odeur agréables». Toutefois, la majorité des participants disaient préférer un produit incolore, inodore, sans goût ou sans texture à même d’être décelés pendant ou après les rapports sexuels. Les participants ont noté que ces produits devraient se présenter sous un emballage discret et être bon marché si l’on voulait qu’ils soient utilisés régulièrement.

Si la plupart des participants à l’étude estimaient acceptable l’idée d’un microbicide, ils ont cependant évoqué des situations dans lesquelles son emploi pourrait se révéler difficile. «Les personnes qui avaient des rapports de fortune étaient conscientes de leur risque d’IST et elles trouvaient que c’était une bonne idée d’utiliser un produit capable de prévenir ce genre d’infections, ce qui est le cas du microbicide vaginal», a constaté Woodsong. «Mais hommes et femmes se sont dits moins enclins à utiliser un microbicide s’ils étaient liés par une relation à long terme ou qu’ils étaient mariés. Dans ces cas, l’emploi d’un microbicide était associé à l’idée d’infidélité — la leur ou celle qu’ils attribueraient à leur partenaire.»

L’utilisation à la dérobée

Quantité d’experts soutiennent que la mise au point d’un microbicide vaginal pourrait permettre aux femmes de se protéger contre les IST à l’insu de leur partenaire. Mais des études multinationales relatives à l’acceptabilité d’un tel produit ont mis en lumière des avis divergents sur l’emploi en cachette des produits vaginaux. Une étude qualitative sur l’acceptabilité de trois spermicides au nonoxynol-9 (N-9) utilisés par 145 femmes de Côte-d'Ivoire, du Zimbabwe, de Thaïlande et des Etats-Unis a été faite par le Population Council. Dans cette étude, environ les trois quarts des femmes qui avaient participé à des groupes de discussion dirigée et à des entretiens structurés ont dit qu’elles préféraient informer leurs partenaires sur leur emploi d’un spermicide aussi bien pendant l’étude que dans de futures situations hypothétiques.3

Parfois, les caractéristiques d’un produit vaginal, par exemple ses propriétés lubrifiantes, influencent l’opinion des femmes au sujet de sa capacité d’être utilisé en cachette, selon des travaux de recherche auxquels a collaboré FHI.4 Cette étude a eu recours à des groupes de discussion dirigée et à la tenue de journaux par les participantes afin d’évaluer l’acceptabilité et l’emploi d’un microbicide vaginal potentiel parmi des femmes à faible risque d’IST et leurs partenaires au Malawi, en Thaïlande, en Inde, au Zimbabwe et aux Etats-Unis. Après avoir utilisé ce produit, la plupart des femmes et leurs partenaires des cinq pays susmentionnés ont estimé qu’il serait impossible de le faire à la dérobée parce qu’il provoque une «sensation d’humidité» ou qu’«on s’en met partout».

D’autres travaux de recherche qualitative, effectués par le Population Council au moyen de 12 groupes de discussion dirigée auxquels ont participé des chauffeurs de taxi et des agriculteurs du Zimbabwe, du Mexique et des Etats-Unis, révèlent divers degrés de gêne à l’idée de l’utilisation secrète de microbicides vaginaux.5 Les participants à l’étude regroupaient 19 chauffeurs de taxi en milieu urbain et 16 agriculteurs du Zimbabwe; 21 chauffeurs de taxi en milieu urbain et 20 agriculteurs du Mexique; et 16 chauffeurs de taxi en banlieue et 14 agriculteurs des Etats-Unis. Pendant les groupes de discussion dirigée:

  • Les chauffeurs de taxi du Zimbabwe ont admis que leur partenaire pourrait peut-être utiliser un microbicide à leur insu, mais ils ont dit qu’ils seraient en colère s’ils s’en apercevaient.

  • Les chauffeurs de taxi mexicains ont dit que les femmes ne devraient pas avoir besoin de la permission de leur mari pour utiliser des microbicides à titre de protection contre les IST, mais que leur permission serait nécessaire si le produit faisait aussi fonction de contraceptif.

  • Les agriculteurs mexicains estimaient que les femmes devaient obtenir la permission de leur partenaire indépendamment des raisons pour lesquelles elles voudraient utiliser un microbicide.

  • Les chauffeurs de taxi et les agriculteurs des Etats-Unis ont dit que leur partenaire n’aurait pas besoin de leur permission pour utiliser un microbicide à condition que ce produit n’ait pas d’effets secondaires pour eux, mais ils ont indiqué qu’ils aimeraient bien être tenus au courant de l’emploi d’un tel produit.

Beaucoup d’hommes qui ont pris part à cette étude voulaient participer à la décision d’utiliser un microbicide vaginal. Une étude d’acceptabilité effectuée auprès d’un échantillon aléatoire composé de 243 Sud-Africains a obtenu des résultats similaires.6 Recrutés dans des centres pour IST de Durban, à l’université de Pretoria et dans l’ensemble de la population de Cape-Town et de Durban, les participants à l’étude ont eu droit à la démonstration d’un gel microbicide susceptible d’être inséré dans le vagin avant un rapport sexuel pour qu’ils se fassent une idée de sa consistance et de la quantité nécessaire. Lors des entretiens qui ont suivi cette démonstration, plus de 80% des hommes ont dit qu’ils voulaient être informés par leur partenaire si celle-ci utilisait un microbicide vaginal. En outre, la plupart d’entre eux ont exprimé le désir de participer à la décision d’utiliser ou non un tel produit et ils se sont dits prêts à payer pour se le procurer.

Les différences culturelles

L’élaboration et l’introduction de microbicides vaginaux qui tiennent compte des sensibilités culturelles nécessitent la compréhension des facteurs sociaux et psychologiques qui affectent les négociations sexuelles des couples et les comportements visant à l’atténuation des risques. A cette fin, des chercheurs de FHI effectuent une recherche formative à Pune, en Inde, comportant des entretiens approfondis avec 30 femmes et 15 partenaires masculins. L’étude tentera d’explorer comment les femmes et les hommes perçoivent le risque de VIH et d’IST et comment la dynamique des relations de couple influence la capacité des femmes de négocier les rapports sexuels, l’usage du préservatif et l’emploi potentiel d’un microbicide. L’étude essayera aussi de comprendre quand et pourquoi les femmes ne réduisent pas les comportements qui compromettent leur santé de la reproduction. Les conclusions qui seront tirées de cette première phase de la recherche serviront de base à la formulation de moyens de mesure des facteurs à même d’influencer l’acceptabilité et l’emploi des microbicides. Ces moyens de mesure seront adaptés aux sensibilités culturelles et, par la suite, les mesures seront intégrées à l’évaluation de l’acceptabilité et de l’utilisation à long terme de ces produits.7

«Peu de travaux de recherche ont été entrepris pour nous aider à comprendre si des microbicides vaginaux pourraient être utilisés et, si oui, comment, en particulier par les couples indiens mariés des classes inférieure et moyenne», fait observer Elizabeth Tolley, chargée de recherche à FHI et coordonnatrice de l’étude. L’étude est réalisée en collaboration avec le National AIDS Research Institute, en Inde, et le HIV Prevention Trials Network, basé aux Etats-Unis. «Les femmes de cette catégorie de population ont peut-être moins de pouvoir pour négocier les comportements visant à réduire les risques, tels le port du préservatif ou l’utilisation d’un microbicide, que les prostituées qui sont dans des relations à haut risque.»

D’autre part, la recherche sur l’acceptabilité souligne la nécessité de formuler de nombreux types de microbicides vaginaux pour tenir compte de la diversité des besoins et des conditions à travers le monde. Les travaux sur l’acceptabilité des microbicides parmi des hommes du Zimbabwe, du Mexique et d’Afrique du Sud ont ainsi révélé une préférence marquée pour la mise au point de microbicides dépourvus de propriétés contraceptives.8 Cette observation tranche sur les résultats formatifs d’une étude d’acceptabilité faite aux Etats-Unis et selon lesquels hommes et femmes préféraient les microbicides capables d’assurer une double protection contre la grossesse et les IST.

Dans l’idéal, les microbicides vaginaux comprendraient des produits lubrifiants et d’autres non. L’étude formative basée aux Etats-Unis a constaté que beaucoup de participants des deux sexes appréciaient le surcroît de lubrification associée aux produits vaginaux. Mais au Zimbabwe et en Afrique du Sud, où les rapports sexuels «secs» sont considérés plus agréables et plus sains que les rapports «humides», les participants de sexe masculin ont exprimé l’inquiétude que l’emploi de microbicides n’entraîne une lubrification excessive du vagin.9 De même, les propriétés lubrifiantes de trois produits vaginaux faisait l’objet d’une étude d’acceptabilité effectuée en 2000 par FHI en liaison avec l’organisme américain Abt Associates, auprès de 83 femmes des Etats-Unis et de Porto-Rico à haut risque de VIH. Ces propriétés ont été jugées inacceptables par certains partenaires masculins des participantes à l’étude de San Juan (Porto-Rico). D’après les Porto-Ricaines interrogées, leurs partenaires reprochaient le plus souvent à ces produits d’être «trop salissants», d’atténuer la friction ou les sensations pendant les rapports sexuels ou de nuire à la spontanéité.10

En outre, le conditionnement des produits doit tenir compte des sensibilités culturelles si l’on veut que les microbicides soient utilisés régulièrement. Par exemple, la majorité des clientes qui ont participé à la phase formative de l’étude basée aux Etats-Unis préféraient les produits insérés à l’aide d’un applicateur à ceux qu’il fallait mettre avec les doigts. Mais pour les Zimbabwéennes qui ont pris part à l’étude sur l’acceptabilité du N-9, jeter l’applicateur après usage posait problème.11 Plusieurs d’entre elles ont dit qu’elles le brûlaient, ainsi que son emballage, pour éviter d’être découvertes par les voisins. De même, les Thaïlandaises ayant participé à l’étude étaient gênées à l’idée de conserver les ovules spermicides au réfrigérateur, où d’autres membres de la famille pourraient les voir.

Il a été suggéré que l’emploi d’un microbicide en association avec un diaphragme pourrait mieux protéger les femmes contre le VIH et les IST que l’utilisation exclusive d’un microbicide. Si c’est le cas, l’utilisation régulière et systématique de ce produit dépendra autant de l’acceptabilité du diaphragme que de celle du produit lui-même. Pour cette raison, FHI aide des chercheurs du programme américain CONRAD (Contraceptive Research and Development Program) à effectuer une étude qualitative visant à déterminer la capacité et la volonté des prostituées brésiliennes à utiliser un diaphragme (en association avec un lubrifiant) correctement et systématiquement dans leurs relations sexuelles commerciales et personnelles. «Si les femmes ne sont pas disposées à utiliser un diaphragme, ce n’est pas la peine d’en promouvoir l’emploi avec un microbicide», constate Lorie Broomhall, chargée de recherche à FHI et coordonnatrice du projet. On est en train de recruter 45 prostituées à Campinas, dans la banlieue de São Paulo, en vue de cette étude, qui est menée en liaison avec le Centro de Pesquisas Materno — Infantis de Campinas (CEMICAMP) à l’université de Campinas.

Le plaisir sexuel et les préservatifs

Pour que les microbicides soient utilisés régulièrement, la recherche qualitative montre qu’ils ne doivent pas entraver le plaisir sexuel. En fait, des femmes de Côte-d’Ivoire, du Zimbabwe, de Thaïlande et des Etats-Unis qui ont participé à l’étude sur l’acceptabilité du N-9 se sont dites favorables à l’idée de spermicides qui seraient capables de rehausser le plaisir sexuel. Et il y avait des participantes qui disaient aimer certains produits parce qu’elles les trouvaient «sexy» ou que leurs partenaires le pensaient.12

Par ailleurs, les résultats de la recherche qualitative révèlent que les prestataires des services de santé se heurteront à un problème constant le jour où les microbicides vaginaux seront disponibles. Les microbicides de la première génération seront peut-être efficaces à 30%, ce qui signifie que le port du préservatif continuera de s’imposer pour assurer une protection adéquate contre les infections. Mais beaucoup d’hommes n’aiment pas le préservatif. Par exemple, cette méthode était mal vue de plus de la moitié des 243 Sud-Africains interrogés sur son utilisation dans le cadre d’une étude sur l’acceptabilité d’un microbicide vaginal.13 Les raisons les plus couramment invoquées tenaient à «la perte de confiance» entre partenaires qu’elle supposait, à son manque de naturel et à son caractère peu confortable. Pourtant, les prestataires qui offriront des microbicides vaginaux devront continuer de promouvoir l’utilisation du préservatif comme meilleure méthode de protection contre les IST, VIH y compris, et informer en même temps leurs clientes des limitations de l’efficacité des microbicides.

— Emily J. Smith

Références

  1. Watts CH, Thompson WA, Heise LL. The impact of microbicides for HIV prevention: results of a mathematical modeling exercise. 12th World AIDS Conference, Geneva, Switzerland, June 28-July 3, 1998.
  2. Woodsong C, Koo H. A holistic model of microbicide acceptability. Microbicides 2002, Antwerp, Belgium, May 12-15, 2002.
  3. Coggins C, Elias C, Atisook R, et al. A Study of Women’s Preferences Regarding the Formulation of Over-the-Counter Vaginal Spermicides. Critical Issues in Reproductive Health Series. New York, NY: Population Council, 1998.
  4. Bentley M, Morrow K, Fullem A, et al. Acceptability of novel, microbicide BufferGel during a Phase I safety trial in Thailand, India, Zimbabwe, and Malawi. AIDS 2001;15(suppl 1):S30; Bentley M, Morrow K, Fullem A, et al. Acceptability of a novel vaginal microbicide during a safety trial among low-risk women. Fam Plann Perspect 2000;32(4):184-88.
  5. Coggins C, Blanchard K, Friedland B. Men’s attitudes towards a potential vaginal microbicide in Zimbabwe, Mexico and the USA. Reprod Health Matters 2000;8(15):132-41; van de Wijgert J, Khumalo-Sakutukwa G, Coggins C, et al. Men’s attitudes toward vaginal microbicides and microbicide trials in Zimbabwe. Int Fam Plann Perspect 1999;25(1):15-20.
  6. Ramjee G, Gouws E, Andrews A, et al. The acceptability of a vaginal microbicide among South African men. Int Fam Plann Perspect 2001;27(4):164-70.
  7. Tolley E. Pilot study on acceptability of vaginal microbicides: development and validation of acceptability measures. Study protocol. Unpublished paper. Family Health International, 2002.
  8. Coggins, Blanchard, Friedland; Ramjee.
  9. Coggins, Blanchard, Friedland; Ramjee.
  10. Hammett T, Mason T, Joanis C, et al. Acceptability of formulations and application methods for vaginal microbicides among drug-involved women: results of product trials in three cities. Sex Transm Dis 2000;27(2):119-26.
  11. Coggins, Elias, Atisook.
  12. Coggins, Elias, Atisook.
  13. Ramjee.

Pour de plus amples informations, voir le site Web www.fhi.org

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