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La revue trimestrielle de santé de FHI, Network en français

La technologie soulève des questions d'éthique

C'est au prestataire de veiller à ce que le meilleur intérêt du client prévale sur les autres considérations.

Network en français : 2001, Vol. 21, No. 2

NetworkTous droits réservés Family Health International, 2001.
Réimpression de Network autorisée par Family Health International
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Les techniques naissantes qui ont trait à la santé de la reproduction laissent espérer l'amélioration des soins, des services et de la qualité de la vie. Pour autant, elles soulèvent souvent des considérations imprévues d'ordre éthique, tel le risque d'abus ou d'emploi à mauvais escient.

Une question centrale qui se pose, c'est de savoir si les progrès scientifiques seront mis également à la portée des riches comme à celle des pauvres, dans des pays riches comme dans des pays pauvres. On s'interroge aussi sur l'utilisation qui en sera faite : à des fins altruistes ou à but lucratif ?

Parmi les techniques relativement récentes en matière de santé de la reproduction dont l'emploi se généralise figurent le recours à l'échographie pour déterminer le sexe du foetus, de nouveaux moyens d'assurer une contraception à long terme ou permanente, les traitements proposés aux personnes atteintes du VIH/sida et la fécondation in vitro.

A première vue, on pourrait penser que certaines des techniques nouvelles relatives à la santé de la reproduction ne concernent pas directement les pays en développement. En réalité, ces nouvelles idées sont susceptibles d'influencer la politique des pays développés, tels les Etats-Unis, ce qui pourrait affecter les services de santé publique ou l'action des pouvoirs publics à l'étranger. Prenons, par exemple, une question actuellement débattue aux Etats-Unis : celle de savoir s'il convient d'autoriser la recherche sur les cellules-souches. Il se trouve qu'elle est étroitement liée à un débat d'envergure mondiale sur les interruptions volontaires de grossesse et la fécondation in vitro, puisque les cellules spécialisées sont prélevées sur des embryons humains qui sont détruits pour d'autres raisons. A mesure qu'évolue la politique des Etats-Unis en matière de recherche sur les cellules-souches, d'autres pays pourraient revoir leur position sur l'avortement. La décision qui sera prise, dans un sens ou dans l'autre, quant à l'utilisation des cellules-souches déterminera la vitesse à laquelle on pourra mettre au point de nouveaux traitements contre un certain nombre de maladies. Certains de ces traitements pourraient mener à des options meilleures ou moins coûteuses pour les pays en développement.

Les prestataires de services de santé de la reproduction, les responsables de dispensaires et les décideurs doivent être au courant des débats qui sont engagés sur l'éthique de ces nouvelles techniques. Comme dans le cas des techniques déjà en application, les prestataires doivent assumer leur part de responsabilité pour garantir l'exploitation éthique des fruits de la recherche, gardant toujours le meilleur intérêt du client à l'esprit.

Le choix du sexe

Dans le monde entier, l'échographie sert à produire des images du foetus dans l'utérus, ce qui facilite le diagnostic de maladies génétiques. L'échographie révèle aussi le sexe de l'enfant à naître, et il y a des couples qui mettent cette information à profit pour supprimer les foetus non désirés de sexe féminin.

L'interruption volontaire de grossesse (ou l'IVG) est une procédure controversée même dans les pays où elle est pratiquée dans de bonnes conditions et conforme à la loi. Quand elle est pratiquée dans l'optique du choix du sexe, la polémique s'intensifie. Plusieurs études ont démontré que des avortements avaient été provoqués dans ce but.

Le Projet d'études sur les femmes, de FHI, a constaté qu'en Chine, où le gouvernement limite le nombre d'enfants que peut avoir chaque couple à un en milieu urbain et à deux en zone rurale, la préférence accordée aux garçons demeurait bien ancrée. Dans une enquête faite parmi des habitants de six comtés situés dans trois provinces (Anhui, Jiangsu et Yunnan), un certain nombre de couples ont déclaré que c'était bien d'avoir une fille, mais mieux d'avoir un garçon. « Si vous n'avez pas de fils, votre mari ne vous aimera pas et vous serez mal vue », a dit une femme de 25 ans. Une autre, plus âgée, a renchéri : « Ma belle-mère dit que ça rabaisse, d'avoir des filles. Si vous avez un fils, même votre maisonnée paraîtra plus élevée. »

En Chine, beaucoup de femmes enceintes ont recours à l'échographie pour déterminer le sexe de leur foetus. Pratique illégale, mais dont les participantes à l'étude de FHI ont admis l'existence. « Les gens utilisent une machine à ultrasons, a expliqué une femme. Si le foetus est une fille, ils n'en veulent pas... Peu importe la dépense, ils pensent que ça vaut le coup pour déterminer le sexe. »1

Une étude du Population Council a révélé des résultats similaires. Des chercheurs ont interrogé 820 femmes vivant en plein coeur de la Chine et constaté que près de la moitié des grossesses avaient donné lieu à une échographie pour déterminer le sexe de l'enfant. Environ le tiers des 301 IVG avaient été effectuées pour avorter un foetus de sexe féminin.

Dans cette même étude, les chercheurs ont appris que les couples étaient plus enclins à mettre fin à une grossesse quand ils avaient déjà des filles et qu'ils en attendaient une autre. Si le premier enfant était une fille, 92 % des deuxièmes grossesses se terminaient par un avortement quand le foetus était de sexe féminin, contre 5 % des deuxièmes grossesses si le premier enfant était un garçon. Pourtant, quand on les interrogeait sur le principe de l'avortement lié au choix du sexe, 92 % des femmes se disaient d'avis qu'il n'était pas juste de supprimer les foetus de sexe féminin. Beaucoup parmi elles ont expliqué qu'elles avaient été poussées par leur famille à se faire avorter ; d'autres ont dit qu'il était de leur devoir de produire un fils pour assurer la lignée. « Il faut absolument que j'aie un fils, coûte que coûte », a déclaré l'une d'elles.

Dans leur analyse des résultats de l'étude, les chercheurs ont plaidé pour un surcroît de rigueur dans l'application des lois et des politiques visant à interdire le choix du sexe. Selon l'un d'eux, Chu Junhong, « l'application plus stricte des règlements qui prohibent le choix du sexe au stade prénatal et l'avortement lié à cette considération, conjuguée à la surveillance rigoureuse des motifs des échographies » réalisées dans les hôpitaux et centres de planification familiale pourrait peut-être changer la situation.2

Il y a des organisations et des gouvernements qui ont pris des mesures destinées à dissuader le recours à l'avortement dans l'optique du choix du sexe. Le gouvernement de l'Inde a ainsi interdit l'avortement des foetus féminins en bonne santé et identifiés comme tels dans le cadre du diagnostic génétique prénatal.3 Récemment, lors d'un congrès national, des ecclésiastiques de haut rang ont condamné ce principe de sélection. Pour autant, la pratique se poursuit, et les données issues du recensement révèlent que le rapport garçons-filles est tombé à 1.000 pour 793 dans l'Etat du Punjab et à 1.000 pour 820 dans l'Haryana.

Les méthodes à long terme

Si elles présentent l'avantage d'être très efficaces sur le plan de la prévention de la grossesse et de ne pas exiger beaucoup d'effort de la part de l'utilisatrice, les méthodes de contraception à long terme nécessitent cependant l'intervention d'un prestataire quand il s'agit de se les procurer et de se les faire enlever. C'est ce qui amène certains groupes de défense des intérêts de la femme à exprimer leurs inquiétudes face au risque d'abus et de coercition, qu'il soit question des méthodes permanentes ou à long terme, tels le DIU, les implants et la stérilisation, ou encore des nouvelles options en cours d'élaboration.

En Inde, dans les années 1960 et 1970, les agents de planification familiale étaient encouragés à convaincre les femmes de commencer à pratiquer la contraception. De tous les Etats, c'était le Tamil Nadu qui a le mieux réussi à faire adopter le DIU, mais des travaux d'étude ont révélé que certains prestataires procédaient systématiquement à son insertion pendant le post-partum, souvent à l'insu de la femme ou sans sa permission. Il y avait des femmes qui venaient se faire soigner pour des saignements inexpliqués ou des crampes – effets secondaires classiques du DIU – et qui ignoraient tout bonnement qu'elles en utilisaient un.4 En 1996, l'Inde a décidé de ne plus fixer d'objectifs chiffrés dans le cadre des prestations de services liés à la contraception, et ce dans le but d'inciter les agents de santé à se concentrer davantage sur la qualité des soins et à moins se soucier de l'aspect quantitatif.

La stérilisation est l'une des techniques contraceptives les plus controversées. Des allégations de stérilisation forcée ont fait surface dans plusieurs pays. On a mis en prison des femmes qui résistaient à cette procédure, tout comme on a menacé celles qui refusaient de la subir de les exclure des programmes de distribution de denrées alimentaires et de lait.5 Au vu du caractère permanent de la stérilisation, les experts insistent sur la place essentielle du choix éclairé et du consentement éclairé.

Compte tenu du risque d'abus, d'aucuns demandent aux chercheurs de cesser leurs travaux sur les méthodes expérimentales à long terme, y compris les immunocontraceptifs ou les vaccins anticonceptionnels. Certains groupes de défense des intérêts de la femme vont jusqu'à dire que les programmes de planification familiale devraient promouvoir exclusivement les méthodes dont l'utilisation est contrôlée par la femme et indépendante des prestataires, comme c'est le cas du préservatif et du diaphragme. Ce à quoi les organismes internationaux compétents, dont l'Organisation mondiale de la Santé, rétorquent que les hommes et les femmes méritent d'avoir accès à un large éventail d'options ainsi qu'à des services de qualité ; aussi considèrent-ils que les recherches sur les méthodes à long terme doivent se poursuivre.6

Les traitements relatifs au VIH/sida

La mise au point de médicaments antirétroviraux a amélioré l'espérance de vie de beaucoup de gens atteints du VIH/sida et elle a réduit l'incidence de la transmission de la mère à l'enfant. Malheureusement, ces médicaments se révèlent souvent trop coûteux pour les gouvernements et les habitants des pays en développement. De l'avis des militants en faveur des personnes atteintes du sida, les sociétés pharmaceutiques ont l'obligation de faciliter la diffusion des médicaments contre cette maladie dans les zones géographiques où le besoin s'en fait sentir de manière critique.

En 2001, l'association des fabricants pharmaceutiques d'Afrique du Sud et 39 sociétés pharmaceutiques internationales ont mis fin à une procédure judiciaire entamée trois ans plus tôt : elles contestaient une loi sud-africaine qui permettait au gouvernement, s'il le jugeait utile, de fabriquer un médicament sans avoir à verser de redevance au titulaire du brevet décerné pour ce produit. Si cette mesure revêt l'allure d'une victoire pour ceux qui se battent contre le VIH/sida, les experts n'en pensent pas moins que l'accès aux médicaments peu coûteux ne sera pas généralisé en Afrique du Sud. Par ailleurs, un conflit s'est produit au Brésil sur la question de savoir si le pays a le droit d'importer ou de fabriquer des versions génériques à faible coût de médicaments contre le VIH/sida. Cette question s'articule autour d'une considération éthique importante : les nouvelles techniques coûteuses qui sont mises au point dans le domaine de la santé doivent-elles être proposées aux personnes sans moyens financiers et, si oui, qui devrait payer la facture ?

Les femmes et les hommes séropositifs pour le VIH se heurtent à d'autres questions d'éthique. En cas de grossesse accidentelle, la femme doit-elle courir le risque de mettre au monde un enfant qui serait lui-même séropositif ou doit-elle se faire avorter ?

Le docteur Willard Cates, président de FHI, recommande de lier aux services de planification familiale le counseling et le dépistage du VIH à titre volontaire (là où il est proposé) de façon à aider les femmes séropositives à faire un choix éclairé en matière de contraception et de grossesse. Il préconise diverses options, dont : la réorientation vers des programmes de planification familiale si la femme ne souhaite pas tomber enceinte ; la mise en place d'une information sur l'infertilité et les services prénatals pour celles qui souhaitent une grossesse, et d'une information sur les médicaments éventuellement disponibles pour prévenir la transmission du VIH au nouveau-né ; et l'administration d'une thérapie antirétrovirale aux femmes qui sont déjà enceintes et souhaitent poursuivre leur grossesse.7

Il faut signaler aux femmes désireuses de recourir à la contraception que le préservatif masculin en latex peut les protéger, elles et leur partenaire, contre la grossesse et la propagation des infections sexuellement transmissibles (IST), poursuit le docteur Cates. Mais il faut aussi les encourager à se demander si leur partenaire masculin sera capable d'utiliser systématiquement un préservatif et disposé à le faire. En outre, il convient d'informer les femmes sur la disponibilité locale du préservatif féminin et les avertir que d'autres méthodes peuvent les protéger contre la grossesse, mais pas contre les IST. Au bout du compte, c'est à la femme qu'il appartient de décider quelle méthode elle utilisera, déclare le docteur Cates.

D'autres techniques naissantes

Dans les pays industrialisés, les techniques de procréation assistée mettent en jeu le recours à du matériel et à des examens onéreux en vue d'aider des couples stériles à concevoir un enfant. L'une de ces techniques est la fécondation in vitro, qui consiste à réaliser l'union d'ovules et de spermatozoïdes en dehors du corps humain, puis à implanter les ovules fécondés dans l'utérus de la femme. Si cette technique a aidé un grand nombre de couples à donner naissance à des enfants en bonne santé, elle n'en soulève pas moins de graves questions. Doit-elle être réservée aux couples mariés ou proposée aussi aux femmes célibataires ? Les femmes et les hommes fertiles doivent-ils avoir le droit de faire don de leurs ovules et de leur sperme pour que des couples stériles puissent avoir des enfants ? Faut-il au contraire les rémunérer ? Une fois qu'un ovule est fécondé, le groupe de cellules qui en résultent est-il une personne en puissance ou une personne réelle, avec les mêmes droits que tout le monde ?

La question du statut de l'embryon est devenue le point central des débats récents sur l'éthique de la recherche consacrée aux cellules-souches embryonnaires. Les cellules souches – celles qui sont capables de produire des millions de cellules génétiquement identiques et de se transformer en n'importe quelles cellules spécialisées – pourraient servir à régénérer n'importe quel organe ou tissu endommagé du corps humain ou encore à mettre au point de nouveaux traitements pour toutes sortes d'affections ou de maladies. Les cellules-souches peuvent être prélevées sur les adultes, mais les scientifiques soulignent que les cellules embryonnaires sont plus utiles et plus versatiles.

D'aucuns suggèrent que le prélèvement de cellules embryonnaires revient à détruire une vie humaine. Face à cet argument, des scientifiques répondent que les cellules seraient prélevées sur des embryons surnuméraires, créés en laboratoire pour des couples stériles désireux d'avoir un enfant. Comme on crée plus d'embryons qu'on en implante, les chercheurs disent qu'ils pourraient utiliser les cellules en surnombre pour améliorer les traitements contre les maladies invalidantes, tels la maladie d'Alzheimer ou le diabète, voire y trouver une cure.

L'issue du débat qui est engagé aux Etats-Unis sur les cellules-souches pourrait non seulement affecter la rapidité de la mise au point de nouveaux traitements curatifs ou de nouvelles thérapies moins coûteuses, mais aussi avoir des répercussions dans les pays en développement. Par exemple, si la recherche sur les cellules-souches embryonnaires est interdite aux Etats-Unis, peut-être les travaux se dérouleront-ils ailleurs, dans le monde en développement par exemple.

Le principe de la « réduction sélective » est une autre question controversée en matière de procréation médicale assistée. Comme on implante plusieurs embryons pour accroître la probabilité que le couple mettra un enfant au monde, des naissances multiples peuvent se produire. Il y a des couples qui optent pour une réduction sélective, c'est-à-dire la destruction d'un certain nombre d'embryons par injection de potassium au cours du premier trimestre de la grossesse.

A l'avenir, les scientifiques prédisent qu'ils seront capables de dépister les anomalies chromosomiques et les maladies génétiques sur l'embryon au stade pré-implantatoire. Ils comptent aussi pouvoir un jour modifier le matériel génétique. Un certain nombre de scientifiques font valoir qu'on pourrait ainsi prévenir diverses maladies, dont le diabète, l'hypertension et la schizophrénie, tandis que d'autres craignent que cette procédure ne soit utilisée à mauvais escient par les parents désireux d'avoir un enfant présentant des caractéristiques bien précises, que ce soit la couleur des yeux ou des cheveux, voire le quotient intellectuel.8

Une nouvelle technique mise au point aux Etats-Unis par le Genetics and IVF Institute permettra peut-être de garantir le sexe de l'enfant. Elle consiste à isoler le spermatozoïde qui produit un embryon féminin (le spermatozoïde porteur du chromosome X). Cette technique, qui fait actuellement l'objet d'essais cliniques, présente l'avantage de permettre aux couples de déterminer le sexe de leur enfant avant – et non après – la fécondation de l'ovule et elle pourrait faciliter la prévention de maladies génétiques, dont l'hémophilie ou la dystrophie musculaire. Ces affections, qui touchent principalement les enfants de sexe masculin, sont dues à des anomalies du chromosome X. Mais il y a des scientifiques qui pensent que cette technique pourrait servir à choisir le sexe de l'enfant. « Il faut se demander si on ne pourra pas acheter un jour à la pharmacie des tests prêts à l'emploi pour déterminer le sexe de son enfant », fait observer le professeur Ian Craft, de la London Fertility Clinic, au Royaume-Uni.9

– Barbara Barnett

Barbara Barnett, antérieurement membre de l'équipe de rédaction de la revue Network, est candidate au doctorat en journalisme à l'université de Caroline du Nord à Chapel Hill.

Références

  1. Gu B, Xie Z, Hardee K. Family Planning and Women's Lives in Three Provinces of the People's Republic of China. Research Triangle Park, NC: China Population Information and Research Center, Family Health International, and The Futures Group International, 2000.
  2. Junhong C. Prenatal sex determinants in rural China. Popul Dev Rev 2001;27(2):259-81.
  3. Sudha S, Rajan SI. Female demographic disadvantage in India, 1981-1991: Sex-selective abortions and female infanticide. Dev and Change 1999;30(3):585-618.
  4. Van Hollen C. Moving targets: routine IUD insertion in maternity wards in Tamil Nadu, India. Reprod Health Matters 1998;6(11):98-106.
  5. Pine RN. Maintaining a focus on informed choice. AVSC News 1998;36(3):6-8.
  6. Richter J. Anti-fertility ‘vaccine': a plea for open debate on the prospects of research. Women's Global Network Reprod Rights 1994;(46):3-5; Long-acting contraceptives: ethical considerations. Popul Briefs 1995;1(3):5.
  7. Cates W Jr. Use of contraception by HIV-infected women. IPPF Med Bull 2001; 35(1):1-2.
  8. Brenner C, Cohen J. The genetic revolution in artificial reproduction: a view of the future. Human Reprod 2000;15(Suppl. 5):111-16.
  9. Concern over baby sex ‘guarantee.’ BBC News, July 5, 2001.

Pour de plus amples informations, voir le site Web www.fhi.org

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