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Le sida étant
aujourd'hui un problème de santé publique accablant, le rôle des méthodes
de barrière féminines pour la prévention des maladies sexuellement
transmissibles (MST) revêt une importance nouvelle. Afin d'offrir
davantage d'options aux femmes en matière de prévention de la
grossesse et des MST, les chercheurs sont en train de développer de
nouveaux types de méthodes de barrière féminines, tout en essayant
aussi d'améliorer les méthodes existantes.
En dépit de l'avantage des méthodes de barrière féminines sur les
autres méthodes en ce qui concerne leur double action, c'est-à-dire la
contraception couplée à la protection qu'elles offrent contre
certaines MST, leur utilisation reste faible dans bien des pays. Leur
manque de popularité est dû au fait qu'elles sont peu pratiques pour
beaucoup de femmes.
Pour un grand nombre de femmes les méthodes de barrière sont
salissantes, incommodes, inconfortables, et coûteuses. Pour d'autres,
l'utilisation est rendue compliquée par des normes culturelles qui découragent
les couples de discuter des questions sexuelles, y compris la
contraception. Et pour bien des femmes, la bonne utilisation des méthodes
de barrière féminines dépend fréquemment de la coopération de leur
partenaire masculin.
Le préservatif masculin en latex offre la meilleure protection
disponible contre les MST, y compris le VIH, et son efficacité en tant
que contraceptif est meilleure que celle des autres méthodes de barrière.
Toutefois, beaucoup de couples n'utilisent pas les préservatifs car ils
pensent que ceux-ci réduisent le plaisir sexuel ou encore qu'il ne
convient de les utiliser qu'avec les partenaires occasionnels ou les
prostituées.
A cause de leur dépendance économique sur les hommes, il arrive
souvent que les femmes ne puissent pas suggérer le port d'un préservatif
ou refuser d'avoir des rapports s'il n'est pas utilisé. A l'Haïti, par
exemple, des chercheurs de l'Institut Haïtien de l'Enfance et de FHI
ont trouvé que les femmes utilisent les mots mammanlajan-m, ce
qui signifie "mon capital", lorsqu'elles parlent de leurs organes génitaux,
et qu'elles acceptent d'avoir des rapports sexuels en échange pour la sécurité
économique. Cependant, bien que les femmes négocient souvent pour le "paiement" de leurs services sexuels, il est rare qu'elles négocient
pour l'utilisation d'un moyen de protection. Le fait de demander à un
homme d'utiliser un préservatif était considéré un signe d'infidélité,
et le refus des rapports pouvait provoquer la colère et même la
violence. Les femmes et les hommes étaient tous deux de l'avis que si
une femme refusait d'avoir des rapports, elle compromettait sa santé
ainsi que celle de son partenaire. Un des hommes a dit: "Si je dis à
la femme que j'ai envie de faire l'amour, et qu'elle n'est pas d'accord,
et bien j'irai ailleurs! Et alors, ça sera la faute de qui si j'attrape
le sida? Ça sera la sienne."1
En Thaïlande, un programme gouvernemental pour promouvoir
l'utilisation du préservatif masculin dans les maisons closes a eu
beaucoup de succès. Cependant, l'utilisation du préservatif par les
couples mariés reste faible. Bien que 74 pour cent des couples thaïlandais
se servent d'une forme de contraception, seulement 2 pour cent d'entre
eux ont choisi le préservatif.2 Des couples qui
participaient à des discussions de groupe dirigées ou des interviews
approfondies ont dit qu'ils considéraient le préservatif comme un
moyen de prévenir la maladie chez les hommes qui ont des rapports avant
le mariage ou qui sont mariés mais qui fréquentent des prostituées.
Au sein du mariage, les préservatifs étaient utilisés uniquement
comme méthode temporaire ou comme méthode d'appoint. Le fait de suggérer
qu'ils soient employés pour une autre raison ne ferait que soulever des
doutes au sujet d'une infidélité possible ou serait abaissant pour le
partenaire. Une des femmes expliqua la situation ainsi: "Il a dit qu'il
se sentirait comme si je n'étais pas sa femme."3
Les scientifiques se penchent sur ces facteurs du comportement humain
ainsi que sur beaucoup d'autres qui influencent l'utilisation des méthodes
de barrière comment et pourquoi les femmes utilisent ces méthodes,
les aspects de ces contraceptifs qu'elles aiment ou n'aiment pas, la façon
dont les attitudes des partenaires ont tendance à influencer leur
utilisation, et l'écart entre l'acceptabilité et l'utilisation.
L'attrait du préservatif féminin
Les femmes aiment bien le préservatif féminin parce qu'elles
peuvent l'utiliser elles-mêmes et beaucoup d'entre elles disent qu'il
permet plus de plaisir sexuel pour la femme comme pour l'homme comparé
au préservatif masculin. Pour ces raisons et d'autres encore, certaines
personnes préfèrent le préservatif féminin au préservatif masculin.
Au Zimbabwe, où le préservatif féminin n'a été que récemment
introduit, les utilisateurs ont déclaré que la méthode leur plaisait,
selon la recherche effectuée par Population Services International. "Si
votre partenaire refuse de porter le préservatif masculin, vous insérez
discrètement le vôtre", révéla une femme aux chercheurs. Les hommes
aussi approuvaient son utilisation, car ils disaient que leur plaisir
sexuel était ainsi intensifié. "Il me permet de m'exciter plus
rapidement", dit l'un des hommes.
Une étude centrée sur les prostituées au Costa Rica, menée par
l'Instituto Latinoamericano de Prevención y Educación en Salud avec le
soutien de FHI, a trouvé que près des deux tiers des 50 femmes
interrogées préféraient le préservatif féminin au préservatif
masculin.4 Les femmes qui révélaient avoir des problèmes
au début avec l'insertion, le manque de confort, ou la pénétration
incorrecte du pénis à l'extérieur du préservatif ont dit que
ces problèmes s'atténuaient au fil du temps. Les femmes ont rapporté
que leurs partenaires étaient moins enclins à refuser d'avoir des
rapports avec un préservatif féminin qu'avec un préservatif masculin.
En Thaïlande, une étude dont les sujets furent 56 prostituées de
la province de Songkla a trouvé que la majorité de celles-ci étaient
satisfaites du préservatif féminin et 80 pour cent d'entre elles ont déclaré
qu'elles l'utiliseraient volontiers dans le futur. Toutefois, 98 pour
cent d'entre elles préféraient tout de même le préservatif masculin
car elles pensaient que leurs clients refuseraient d'avoir des rapports
avec le préservatif féminin, qu'il ne s'avérerait pas aussi efficace,
et qu'il ne serait pas confortable.5
Dans une étude au Kenya effectuée par l'université de Nairobi et
FHI, les trois quarts des femmes disaient qu'elles aimaient beaucoup le
préservatif féminin, et 39 pour cent d'entre elles affirmaient
qu'elles le préféraient au préservatif masculin. Les femmes considéraient
que le contraceptif était confortable à utiliser, augmentait le
plaisir sexuel, et offrait une protection contre les MST, et elles appréciaient
aussi le fait qu'il était sous leur contrôle. Néanmoins, d'autres (24
pour cent) ont déclaré qu'elles n'utiliseraient pas le préservatif féminin
dans le futur. Beaucoup d'entre elles ont dit que leur partenaire
n'accepterait pas de l'utiliser.6
Une étude de FHI à São Paulo, au Brésil, et à Nairobi, au Kenya,
a aussi trouvé que certaines femmes préfèrent le préservatif féminin
à celui pour hommes. Quarante-deux pour cent des 103 femmes interrogées
au Brésil ont indiqué qu'elles préféraient le préservatif féminin,
et 21 pour cent l'aimait autant que le préservatif masculin.
Les hommes étaient contents qu'il n'interférait pas avec leur
plaisir sexuel et soulagés du fait que le fardeau de la protection
contre les MST ne reposait pas sur leurs épaules seulement. De plus,
ils se souciaient moins de la possibilité d'une rupture ou d'un
glissement avec le préservatif féminin.7
Comme l'indique cette recherche, l'approbation du partenaire est
essentielle à un bon niveau d'utilisation du préservatif féminin
ainsi que des autres méthodes de barrière féminines.
Diaphragme et spermicides
Une étude menée en Colombie, en Turquie, et aux Philippines a trouvé
que, parmi 550 utilisatrices du diaphragme, certaines femmes aimaient
cette méthode en raison du fait qu'elle ne produisait pas d'effets
secondaires, tandis que d'autres l'appréciaient surtout pour le plus
grand degré de contrôle qu'elle leur permettait d'exercer sur leur
utilisation de la contraception. "Je l'aime parce que je peux le
manipuler", dit une des femmes. "Je n'ai pas besoin de demander à mon
mari de faire quoi que ce soit. C'est moi qui est responsable." Le
pourcentage de celles-ci qui avait utilisé une autre méthode de
contraception dans le passé ou qui n'était pas satisfait des
dispositifs intra-utérins (DIU) ou des méthodes hormonales telles les
contraceptifs oraux ou injectables était plus élevé que la moyenne.
Cependant, l'attitude du partenaire avait tout de même de
l'importance. Si les taux de continuation étaient similaires à ceux
enregistrés pour les DIU et les méthodes hormonales, les femmes ayant
rapporté que leur partenaire aimait la méthode ou qu'il n'était pas
au courant de son utilisation avaient presque trois fois plus de chances
de continuer à l'utiliser que les autres femmes enquêtées.8
La commodité et la facilité d'emploi sont aussi des facteurs
importants. A São Paulo, au Brésil, 11 pour cent de 1.723 femmes à
faibles revenus ont choisi le diaphragme comme leur méthode de
contraception. Toutefois, 46 pour cent des utilisatrices du diaphragme
ont abandonné la méthode dans les trois premiers mois, comparé à 29
pour cent chez les utilisatrices du préservatif masculin et 16 pour
cent chez celles qui avaient choisi les contraceptifs oraux.
Les raisons les plus fréquentes données par les femmes pour
expliquer leur choix du diaphragme étaient un souci pour leur santé
(35 pour cent), sa facilité d'emploi (16,3 pour cent), son efficacité
(15,2 pour cent), et le fait qu'il est contrôlé par la femme (5 pour
cent). Les raisons principales données pour l'abandon étaient le fait
qu'elles n'avaient plus besoin de pratiquer la contraception (15,2 pour
cent), qu'elles avaient des difficultés à manipuler le diaphragme
(15,2 pour cent), qu'elles avaient souffert d'effets secondaires tels
que les infections des voies urinaires (11,6 pour cent), que la méthode
n'était pas confortable (10,7 pour cent), et que leur partenaire ne
l'aimait pas (10,7 pour cent). Les chercheurs ont recommandé que les
prestataires reçoivent une formation supplémentaire pour qu'ils
puissent aider les nouvelles utilisatrices des méthodes de barrière à
s'accoutumer à leur méthode et à résoudre les problèmes qu'elle
leur pose.9
Les spermicides peuvent s'utiliser conjointement avec le diaphragme
ou en tant que méthode unique. Ces méthodes contrôlées par la femme
sont disponibles sous plusieurs formes, y compris la mousse, les comprimés
vaginaux, la gelée, la crème, et le film. Une étude de FHI conduite
en République dominicaine, au Mexique, et au Kenya a trouvé que les
femmes ne préféraient pas les comprimés moussants au film, car elles
trouvaient que la mousse était trop liquide ou trop salissante. Si
certaines femmes aimaient le film contraceptif en raison de sa facilité
d'utilisation et de l'absence d'effets secondaires, les femmes d'Amérique
latine se plaignaient que le film leur collait aux doigts lorsqu'elles
tentaient de l'insérer.10
Nouvelles méthodes
Lorsque les chercheurs essayent de concevoir de nouvelles méthodes
pour la prévention de la grossesse et des MST, ils font plus attention
aux désirs des femmes que dans le passé.
Au Brésil, une étude menée par l'Universidade Estadual de Campinas
et le Program for the Topical Prevention of Conception and Disease a
trouvé que, selon les femmes, le contraceptif idéal serait une gelée
ou une crème plutôt qu'un film, et qu'il n'aurait ni goût ni couleur,
ni aucune odeur non plus. Plus de 600 femmes, dont des adolescentes et
des femmes adultes un peu plus âgées, ont aussi exprimé le désir
d'avoir une méthode de barrière avec un applicateur prédosé pour une
utilisation. Elles ont dit que la méthode ne devrait pas être
salissante, devrait être facile à conserver, et devrait durer pendant
au moins huit heures de façon à ce qu'une nouvelle application ne soit
pas nécessaire pour des rapports sexuels ultérieurs. Les femmes
voulaient aussi une méthode qui soit capable de protéger non seulement
contre la grossesse mais aussi contre les maladies.
Toutefois, les femmes d'un âge plus mûr ont dit qu'elles
utiliseraient volontiers une nouvelle méthode de barrière couplée à
un autre contraceptif, même si la méthode de barrière était
salissante, à condition qu'elle les protège contre les MST, y compris
le VIH. Les adolescentes ont déclaré qu'elles n'accepteraient pas une
méthode qui soit salissante. Toutes les femmes, quel que soit leur âge,
étaient de l'avis qu'elles ne toléreraient pas une méthode qui cause
des sensations de brûlure, de l'irritation, ou une enflure à l'intérieur
du vagin.11
Le Program for Appropriate Technology in Health (PATH) a sollicité
l'opinion des femmes pour la conception d'un nouveau type de méthode de
barrière, le contraceptif de barrière intra-vaginal SILCS. Le
dispositif en question est en silicone et ressemble à un diaphragme.
PATH a tout d'abord mené des interviews avec des utilisatrices du
diaphragme aux Etats-Unis afin d'apprendre les choses qu'elles aimaient
ou n'aimaient pas au sujet des méthodes de barrière. On a ensuite fait
appel à des consommateurs ainsi que des prestataires de planification
familiale pour mettre à l'épreuve des prototypes de ce nouveau
dispositif. PATH a appris que les femmes désiraient une méthode de
barrière qui soit moins salissante que celles qui sont actuellement
disponibles, qui puisse être insérée bien avant le moment des
rapports, et qui ne cause pas d'infection des voies urinaires, un effet
secondaire noté chez certaines utilisatrices du diaphragme. Les
prestataires avaient eux une perspective quelque peu différente. Ils
pensaient que les femmes accorderaient beaucoup d'importance à la
facilité d'insertion du dispositif, ainsi qu'à son efficacité et son
confort pendant les rapports.
Grâce aux commentaires de ces deux groupes, PATH a développé le
SILCS. Dans une petite étude sur son acceptabilité, 18 couples aux
Etats-Unis ont dit que le dispositif leur plaisait et qu'ils le
trouvaient confortable, facile à insérer et facile aussi à retirer.
Le dispositif SILCS fait actuellement l'objet d'essais cliniques pour évaluer
ses qualités en tant que barrière.
PATH a aussi mené de la recherche sur des prototypes de
contraceptifs similaires au préservatif féminin. "Nous ne demandons
pas aux gens si la méthode est acceptable mais plutôt comment elle
pourrait être améliorée", dit madame Maggie Kilbourne-Brook,
responsable de programme à PATH. "Ce que nous entendons dire les gens,
c'est qu'ils veulent un contact direct entre leur corps et celui de leur
partenaire. Si nous allons fournir une méthode qui ne permet pas ce
genre de contact, nous pourrions alors au moins essayer de développer
un contraceptif qui permet le plus de sensation possible ou si nous
allons ôter un des aspects désirables, peut-être que nous pourrions
offrir quelque chose d'autre en retour pour contrebalancer cet
inconvénient."
Dans le cadre de ses efforts de développement de nouveaux produits
appelés les microbicides, le Population Council a invité des champions
de la santé des femmes à donner des conseils aux chercheurs sur divers
aspects du développement des produits, y compris les caractéristiques
qui jouent un rôle important dans l'acceptabilité d'une nouvelle méthode.
Des groupes qui sont partisans des causes féminines ont souligné le
besoin urgent d'une méthode qui soit hautement efficace et dépourvue
d'effets secondaires, explique Mme Elizabeth McGrory, responsable de
programme au sein du Population Council. Le microbicide idéal serait à
la fois contrôlé par la femme et commode à utiliser.
Les femmes souhaitent aussi avoir un microbicide qui ne soit pas
salissant (l'importance de ce facteur varie néanmoins d'un pays à un
autre), qui puisse être inséré bien avant les rapports sexuels, et
qui ne tache pas les vêtements. Certaines femmes désirent que la méthode
puisse être utilisée à l'insu du partenaire tandis que d'autres
disent qu'elles veulent que leur partenaire soit au courant et puisse
participer à son utilisation.
Pendant leur travail avec le Population Council afin de développer
un microbicide, le Women's Health Advocates on Microbicides (WHAM) a
suggéré que les chercheurs explorent des formes multiples de
microbicide dans le but de satisfaire les besoins très divers exprimés
par les femmes des microbicides sous forme de gelée, de film, de
mousse ou d'éponge ; des microbicides avec ou sans applicateurs ; des
microbicides qui ont ou qui n'ont pas des propriétés contraceptives ;
et des microbicides qui nécessitent ou non une ordonnance. Les membres
de WHAM ont indiqué que pour avoir un microbicide désirable, il
faudrait que celui-ci soit efficace, non salissant, et qu'il puisse être
inséré plusieurs heures avant les relations sexuelles.12
Si un microbicide efficace est développé, il ne suffira pas de
fournir des informations à son sujet pour l'introduire convenablement
sur le marché. Les hommes et les femmes auront besoin d'être enseignés
comment l'utiliser, de recevoir du soutien pour encourager son
utilisation, et de compétences pour négocier son emploi avec leur
partenaire.
"Pour véritablement réduire la vulnérabilité des femmes, il
faudra plus qu'une nouvelle technologie", affirme un rapport de la part
des défenseurs de la femme et du Population Council. "En fin de
compte, le fait d'habiliter les femmes à pouvoir contrôler leur vie
sexuelle exige un changement fondamental des relations entre hommes et
femmes ainsi qu'un effort concerté pour éliminer les inégalités qui
font que les femmes dépendent des hommes sur le plan économique et
social."13
Barbara Barnett
Notes
- Ulin PR, Cayemittes M, Gringle R. Bargaining for
life: women and the AIDS epidemic in Haiti. In Long LD, Ankrah ME,
eds. Women's Experiences with HIV/AIDS. (New York: Columbia
University Press, 1997)91-111.
- World Contraceptive Use 1998,
poster. New York: United Nations Department of Economic and Social
Affairs, 1999.
- Knodel J, Pramualratana A. Prospects for increased
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1996;22(3):97-102.
- Madrigal J, Schifter J, Feldblum PJ. Female condom
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Perceptions and acceptability of the female condom (Femidom) amongst
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Preliminary comparison of the polyurethane female condom with the
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- Ankrah EM, Attika SA. Adopting the Female
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- Brady M, Díaz J, Bulut N, et al. Assessing the
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of the diaphragm in three developing countries. Unpublished paper.
The Population Council, World Health Organization, and Family Health
International, 1999.
- Di Giacomo de Logo T, Barbosa M, Klackmann S, et
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- Steiner M, Spruyt A, Joanis C, et al.
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- Hardy E, de Pádua KS, Jiménez AL, et al. Women's
preferences for vaginal antimicrobial contraceptives II, preferred
characteristics according to women's age and socioeconomic status. Contraception
1998;58(4):239-44; Hardy E, de Pádua KS, Jiménez AL, et al.
Women's preferences for vaginal antimicrobial contraceptives III,
choice of a formulation, applicator and packaging. Contraception
1998; 58(4):245-49; Hardy E, de Pádua KS, Osis MJD, et al. Women's
preferences for vaginal antimicrobial contraceptives IV, attributes
of a formulation that would protect from STD/AIDS. Contraception
1998;58(4):251-55.
- Heise LL, McGrory CE, Wood SY. Practical and
Ethical Dilemmas in the Clinical Testing of Microbicides, a Report
on a Symposium. New York: International Women's Health
Coalition, 1998.
- Heise.
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Promotion
de la communication du couple |
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Dans bien des cultures, il est rare que les hommes et les
femmes discutent des questions sexuelles. Lorsque cela arrive,
c'est l'homme qui entame la discussion, et la planification
familiale ne commence qu'après plusieurs naissances, lorsqu'on
a atteint la taille de famille désirée.
Pour un grand nombre de femmes, l'introduction du préservatif
féminin représente une chance de pouvoir parler avec leur
partenaire des rapports sexuels, de la grossesse, des maladies
sexuellement transmissibles (MST) et du nombre d'enfants désiré.
Des femmes au Costa Rica, en Indonésie, au Mexique, et au Sénégal
ont dit que le préservatif féminin leur avait donné
l'occasion de proposer à leur partenaire qu'ils aient des
rapports sexuels à moindre risque.1 Certaines femmes
faisant partie d'une étude aux Etats-Unis ont dit qu'elles
avaient pu initier des discussions sur la contraception et sur
la protection contre les MST en laissant le préservatif féminin
dans un endroit où leur partenaire le verrait.2
Au Kenya, où les hommes sont typiquement responsables des décisions
en matière de sexualité tandis que les femmes le sont pour la
contraception, les femmes ont affirmé que l'utilisation du préservatif
féminin leur permettait de discuter d'une grande variété de
sujets avec leur partenaire, y compris les rapports intimes et
le plaisir sexuel. Au Brésil, les femmes trouvaient que
l'utilisation du préservatif féminin leur donnait un certain
contrôle sur leur corps et leur sexualité, aussi bien que des
connaissances d'anatomie sur l'appareil reproducteur. "Finalement,
les femmes accordaient de la valeur au fait que le préservatif
féminin encourageait un dialogue avec leur partenaire qui
allait au-delà des questions sexuelles à d'autres sujets non
connexes", ont écrit les auteurs d'un rapport.3
Au Zimbabwe, Population Services International (PSI) a mené
une campagne de marketing à l'échelle nationale pour
le préservatif féminin de la marque "care". Au moyen
de cet effort, PSI met aussi l'accent sur le besoin du dialogue
parmi les couples à propos des rapports sexuels. De façon à
atteindre les couples qui ont une relation bien établie, dans
laquelle un haut niveau de communication est plus probable, PSI
promeut le préservatif en l'appelant une "gaine contraceptive"
qui offre une protection double, à la fois contre la grossesse
et contre les maladies sexuellement transmissibles, y compris le
VIH.
La publicité de PSI montre un homme et une femme qui se
parlent tout en souriant, avec le message "pour les femmes et
les hommes qui sont concernés par le bien-être de leur
partenaire." L'accent est sur la décision mutuelle en matière
de santé reproductive.
"Vous pouvez concevoir une intervention qui aide les femmes
à négocier pour l'utilisation d'un préservatif, mais si vous
n'adressez pas la situation à laquelle elles doivent faire face
lorsqu'elles sont dans un endroit intime avec leur partenaire,
les programmes n'auront qu'un impact limité", déclare
Josselyn Neukom, analyste de programme à PSI. "Le véritable défi
est d'atteindre le couple."
Les campagnes de PSI ciblent à la fois les hommes et les
femmes parce que tous deux sont impliqués dans la décision
d'utiliser le préservatif féminin. "Avec le préservatif féminin,
l'homme sait que la femme l'utilise, et il a peut-être joué un
rôle dans la décision de l'employer il se peut même que ce
soit lui qui l'ait proposé. Donc, quand on dit que c'est une méthode
sous le contrôle exclusif de la femme, ce n'est pas tout à
fait vrai", dit Mme Neukom. "Les programmes de PSI promeuvent
des produits, mais ils promeuvent aussi un certain comportement
notamment que les deux personnes parlent ensemble de la prévention.
Et nous présentons l'utilisation du préservatif comme une décision
jointe."
Mais la communication du couple n'est pas la seule forme
d'interaction nécessaire au succès du préservatif féminin.
PSI encourage aussi les utilisatrices potentielles à en
discuter avec leur prestataire de soins.
"Une des choses que nous savions dès le début est que ce
produit exige plusieurs stratégies différentes. Contrairement
au préservatif masculin, vous ne pouvez pas tout simplement le
placer sur les rayons et l'annoncer sur quelques panneaux
publicitaires pour que les ventes augmentent", explique Mme
Neukom. "Etre confiant de pouvoir négocier l'utilisation de ce
produit et de pouvoir l'utiliser correctement sont des choses
importantes. Les clients ont besoin de pouvoir parler face à
face avec un prestataire ou quelqu'un à qui ils font confiance,
tout comme un pair- éducateur ou un agent d'extension des
services, afin de recevoir des informations et un counseling sur
l'utilisation de cette méthode."
Barbara Barnett
Notes
- More Evidence on Female Condom:
Increased Protection against Sexually Transmitted Diseases,
Including HIV/AIDS, press
release. Geneva: Joint United Nations Programme on HIV/AIDS,
15 July 1997.
- El-Bassel N, Krishnan SP, Schilling RF, et
al. Acceptability of the female condom among STD clinic
patients. AIDS Educ Prev 1998;10(5):465-80.
- Ankrah EM, Attika SA. Adopting the
Female Condom in Kenya and Brazil: Perspectives of Women and
Men. A Synthesis. Arlington, VA: Family Health
International, 1997.
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