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La revue trimestrielle de santé de FHI, Network en français

Planification familiale : une nécessité en post-abortum
La fécondité se rétablit rapidement après un avortement et les femmes ont besoin de savoir se protéger. Un personnel hospitalier formé à la planification familiale dépeint la façon dont le personnel d'un hôpital colombien aborde le problème du traitement de plus de 250 femmes par mois pour des complications dues aux avortements incomplets.

Network en français : Eté 1997, Vol. 17, No. 4

NetworkTous droits réservés Family Health International, 1997.
Réimpression de Network autorisée par Family Health International
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Chez les femmes ayant subi un avortement, la fécondité se rétablit rapidement, parfois 14 jours seulement après l'intervention. Afin d'aider ces femmes à prévenir d'autres grossesses non désirées, il est essentiel que les prestataires de santé puissent offrir en temps voulu des services de planification familiale.

Selon un rapport rédigé par des experts internationaux de la santé réunis à Bellagio (Italie), la planification familiale est une composante essentielle des soins de qualité pendant le post-abortum.1 Le traitement d'urgence des suites et des complications des avortements à risque, traitement qui contribue à réduire la mortalité et la morbidité maternelles, de même qu'une étroite collaboration entre les services d'urgence et les services complets de santé reproductive sont aussi des facteurs importants améliorant l'état de santé global des femmes.

"Au lieu de se contenter de donner un traitement médical d'urgence, les prestataires doivent apprendre à leur patiente qu'elle peut éviter ce problème à l'avenir", indique le docteur Khama Rogo, président de la Kenya Medical Association et expert en soins du post-abortum, qui participa aux rencontres de Bellagio. "C'est là le point essentiel. Ils doivent lui dire qu'il existe un moyen d'empêcher une grossesse non désirée."

Pour Meena Cabral, coordinatrice des programmes auprès de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), les prestataires devraient au moins informer les femmes du rétablissement rapide de leur fécondité. "On devrait leur expliquer qu'il existe toute une gamme de méthodes contraceptives pouvant répondre à différentes situations et à différents besoins", dit-elle. "Si leur service de santé ne peut pas administrer ces moyens directement, les prestataires devraient indiquer aux femmes où se les procurer."

Les services de planification familiale offerts en post-abortum peuvent contribuer à réduire le nombre de grossesses non désirées et d'avortements à risque, et, en conséquence, celui des décès maternels. L'OMS estime que 20 millions de femmes subissent chaque année un avortement dangereux et que 70.000 d'entre elles meurent des suites d'une telle intervention, sans compter les milliers de cas de complications majeures et de séquelles, qu'il s'agisse d'infection ou de stérilité par exemple.2 Dans le monde entier, quelque 13 pour cent des décès maternels sont dus à de tels avortements et ce chiffre atteint même 60 pour cent dans certains pays. L'Amérique latine, la Russie et l'Afrique ont les plus forts taux d'avortements à risque.

Pourtant, malgré les recommandations en faveur d'une planification familiale en post-abortum, counseling et services sont souvent inexistants. Au Vietnam par exemple, près de la moitié d'un groupe de 500 femmes traitées pour complications après un avortement déclarèrent n'avoir reçu aucune information sur le sujet dans le centre ayant effectué l'intervention.3 Ailleurs, au Ghana, une enquête conduite auprès de 29 femmes admises dans des hôpitaux de district a montré que 25 d'entre elles ne furent pas prévenues avant leur sortie qu'elles pourraient retomber enceintes dès la reprise des rapports sexuels. Une seule patiente apprit comment se procurer un moyen contraceptif une fois retournée chez elle.4 Et à Oaxaca, au Mexique, une étude menée parmi 132 patientes en post-abortum a révélé que 58 pour cent d'entre elles ne bénéficiaient d'aucune information sur la planification familiale. Sur les 42 pour cent restant, elles informées, 70 pour cent ont opté pour une méthode de contraception, mais près de la moitié devaient accepter une méthode différente de celle qu'elles avaient choisie.5

Quand des services de planification familiale sont proposés en post-abortum, les femmes en tirent souvent profit. Au Zimbabwe, les hôpitaux de Harare Central et de Parirenyatwa ont un programme offrant de tels services. Les chercheurs ont interrogé plus de 1.300 femmes pour découvrir que le taux d'acceptation de la contraception était passé de 46 pour cent à 97 pour cent après la mise en place du programme.6 Par ailleurs, dans un hôpital en Egypte où la planification familiale fut intégrée aux soins du post-abortum en adressant les patientes à un centre au sein même de l'établissement, le taux de femmes déclarant vouloir utiliser la contraception est passé de 37 pour cent à 62 pour cent.7

Services d'urgences

Selon les experts, il est nécessaire de mieux intégrer la planification familiale aux services d'urgence. Mais les centres d'urgence ont leurs propres priorités et dispensent leurs soins d'une manière différente de celle des programmes de planification familiale.

"Les femmes présentant des complications après un avortement se rendent dans les salles d'urgences des hôpitaux et non dans les centres de planification familiale", explique Charlotte Hord de l'IPAS, un organisme basé aux Etats-Unis et spécialisé dans les soins en post-abortum. "L'hôpital dispense des soins curatifs, alors que la planification familiale est considérée une forme de prévention. La plupart des personnels des salles d'urgences n'ont pas de formation en planification familiale et ne disposent d'aucun moyen de contraception sur place."

Une évaluation officieuse faite en Turquie par l'AVSC International a révélé l'absence de relations étroites entre les centres pratiquant l'avortement et les services de planification familiale. Le plus souvent, les soins du post-abortum, la stérilisation et les méthodes réversibles de contraception étaient dispensés dans trois services hospitaliers séparés.8 Au Pérou, une première évaluation effectuée dans les hôpitaux publics a montré que la planification familiale n'était que rarement offerte en post-abortum. Pour en bénéficier, il fallait en général que les femmes se rendent dans un centre de consultations externes accessible les jours ouvrables pendant quelques heures seulement.

Bien d'autres facteurs peuvent limiter l'accès à la planification familiale, comme le manque de temps ou de formation des prestataires, leur mauvaise connaissance des moyens contraceptifs féminins à recommander après un avortement, une formation axée sur les soins cliniques et omettant le counseling en planification familiale, une attitude de reproche des prestataires envers les patientes ayant subi un avortement, une incapacité à comprendre les perspectives et les besoins des clientes, ou encore le souci d'une baisse de leurs revenus chez les prestataires pratiquant l'avortement.

De plus, il arrive que des restrictions sur le plan politique soient imposées à des groupes particuliers. Dans certains hôpitaux publics par exemple, les adolescentes constituent un nombre important des patientes en post-abortum, mais les politiques en place ou les tabous culturels interdisent à ces jeunes femmes ou même aux patientes non mariées d'accéder aux services de planification familiale.

Il arrive aussi qu'une femme en post-abortum ne soit pas disposée à un counseling, car elle est déjà préoccupée par sa convalescence, sa sortie de l'hôpital ou son souci de cacher à sa famille ou aux autorités le motif de son hospitalisation. Une étude de l'AVSC menée en Colombie dans trois centres de santé chez des patientes en post-abortum a montré que celles-ci sont souvent trop affligées pour pouvoir s'intéresser à la planification familiale. "Même si vous disposez de moyens contraceptifs et d'un prestataire motivé, il est difficile d'atteindre des patientes qui sont souvent trop nerveuses, irritées ou distraites avant l'intervention chirurgicale", dit Andrea Eschen de l'AVSC.

Si chaque femme en post-abortum doit savoir que sa fécondité se rétablira rapidement, il est pourtant inapproprié, lorsqu'elle est souffrante, stressée ou simplement non disposée, de lui demander de choisir une méthode contraceptive à effet prolongé ou permanent, ou encore impliquant l'intervention d'un prestataire. L'IPAS recommande pour ces patientes des moyens temporaires, comme le préservatif, tout en prévoyant une date ultérieure pour considérer d'autres options. Les prestataires de santé doivent expliquer à chaque femme comment se procurer des contraceptifs après son retour dans la communauté. Les experts insistent également sur le fait que l'acceptation préalable d'une méthode contraceptive par la femme ne doit jamais être exigée avant un traitement pour complications en post-abortum.

N'oubliez pas le counseling

Dans le nord du Nigéria, à l'Ahmadu Bello University Teaching Hospital, on peut lire ce panneau sur le mur : "Docteurs : n'oubliez pas le counseling en planification familiale avec vos patientes." Aux clientes en post-abortum, l'hôpital propose sur place une information et des services de planification familiale. Au cours des trois dernières années, environ 40 pour cent de ces patientes ont accepté une méthode de contraception, alors que le taux national d'utilisation de telles méthodes n'est que de six pour cent.9

L'information et le counseling jouent un rôle primordial dans la fourniture de services de planification familiale aux clientes en post-abortum. Cependant, les prestataires devraient démarrer la séance de counseling en interrogeant la femme sur ses besoins et sur ses objectifs, au lieu de lui présenter d'emblée une liste de choix contraceptifs possibles.

"Le prestataire doit se demander en quoi l'information qu'il fournit aide la femme à atteindre ses buts", indique le docteur Karen Stein du Population Council, qui a étudié de près le counseling en post-abortum. "Il doit demander à sa cliente si elle utilisait un moyen contraceptif avant cette grossesse non désirée. Et si la femme utilisait effectivement un tel moyen, il faut savoir si elle souhaite continuer à l'employer. Si c'est le cas, le prestataire doit alors examiner les changements à apporter pour que cet usage soit plus fiable. Si ce n'est pas le cas, si la cliente ne veut plus utiliser la même méthode, il faut savoir quelle est l'information nécessaire à transmettre sur un autre moyen contraceptif, et envisager les aspects pratiques ainsi que les conséquences que ce moyen peut avoir sur la vie de la femme."

Un diaphragme doit par exemple être nettoyé et rangé, ce qui n'est pas possible dans certaines situations. Et les contraceptifs injectables ou l'implant sous-cutané Norplant peuvent modifier les saignements et perturber les femmes dont la croyance religieuse les oblige à s'isoler pendant leurs règles.

Les prestataires peuvent se servir d'"arbres de décision", des schémas arborescents contenant un ensemble de questions à l'intention de la cliente, dont les réponses détermineront l'option à choisir. Sur l'un de ces arbres, on demande d'abord à la femme si elle utilisait un moyen contraceptif au moment de la conception. Si la réponse est positive et si la femme souhaite continuer à employer la même méthode, elle est alors invitée à réciter les consignes d'utilisation et à poser des questions. Si la réponse est par contre négative ou si la cliente veut utiliser un autre moyen contraceptif, on lui donne des préservatifs tout en prenant rendez-vous pour une séance supplémentaire de counseling ou de services.10

En complément d'une formation aux techniques de counseling, les prestataires doivent connaître de manière précise les méthodes contraceptives et leurs raffinements les plus récents. En règle générale, les femmes en post-abortum devraient être encouragées à s'abstenir de tout rapport sexuel tant que les saignements vaginaux persistent. Tout moyen contraceptif moderne pourra être ensuite recommandé.11

Le counseling sur l'emploi correct et continu de la contraception est un point critique, car plusieurs études menées chez des femmes en post-abortum ont révélé qu'elles utilisaient en fait une méthode contraceptive au moment de la conception.

Un personnel hospitalier formé à la planification familiale

A Cali, en Colombie, le personnel de l'Hospital Universitario del Valle reçoit chaque mois plus de 250 femmes souffrant des complications d'un avortement incomplet. Pour un grand nombre d'entre elles, ce n'est pas la première fois.

"Un grand nombre de ces femmes ont déjà été traitées il y a trois ou quatre ans et c'est leur seconde prise en charge", dit le docteur Angela Torres, gynécologue-obstétricienne. "Certaines n'utilisent aucun moyen contraceptif, d'autres emploient une méthode, mais de manière incorrecte... Nous voyons des patientes qui croient pouvoir prévenir une grossesse en buvant sept verres d'eau après un rapport sexuel."

Cet hôpital universitaire est un important centre de soins tertiaires situé dans le sud du pays. Bien des femmes colombiennes des milieux ruraux y sont adressées. L'âge des patientes ayant subi un avortement varie entre 12 et plus de 49 ans. Quatorze pour cent d'entre elles ont moins de 20 ans.

Le personnel est débordé face à cette demande. Les femmes venues pour un avortement spontané (fausse couche) doivent parfois attendre plusieurs heures si leur cas n'est pas septique. Par manque d'anesthésiologistes, la durée d'attente pour une dilatation et un curetage peut atteindre trois jours. Si ses complications ne sont pas trop sévères, une patiente traitée pour avortement septique pourra être hospitalisée entre 24 et 84 heures, plus longtemps si le cas est grave.

Dans le passé, l'information sur la planification familiale n'était dispensée que de façon sporadique aux clientes ayant subi un avortement. Les discussions sur le sujet dépendaient souvent de l'intérêt personnel et du degré de connaissance en contraception de chaque prestataire. Les patientes sont en effet réticentes à engager de telles discussions. Certaines désapprouvent la planification familiale, d'autres manquent d'argent pour payer les services qu'elles reçoivent ou ignorent comment y accéder une fois rentrées dans leur communauté.

Des soins routiniers

Avec l'aide du ministère de la Santé, l'hôpital a récemment introduit un nouveau programme d'intégration de la planification familiale aux soins prodigués après un avortement ou un accouchement. Le personnel propose maintenant un counseling et des moyens contraceptifs aux femmes avant leur sortie de l'hôpital. On leur indique également où se procurer ces moyens dans leurs propres communautés. Puisque la salle d'opération de l'hôpital est sans cesse utilisée, les procédures de stérilisation féminine ont lieu dans un établissement secondaire. Et l'hôpital fournit une information sur le bon usage des méthodes contraceptives, modernes aussi bien que traditionnelles.

Différentes catégories du personnel de l'hôpital, qu'il s'agisse de docteurs, d'infirmiers ou de volontaires, ont suivi une formation pour mieux promouvoir la planification familiale. "La patiente est en contact avec de nombreux prestataires", précise le docteur Torres. "Nous ne voulons pas que quelqu'un lui dise : "Je ne sais pas, vous devrez attendre."

L'hôpital s'efforce aussi d'améliorer la relation entre prestataires et clientes. "Il arrive qu'un prestataire se comporte en juge face à une patiente ayant subi un avortement", dit le docteur Torres. "Et la peur d'être punie par le prestataire peut tout simplement faire renoncer cette femme à venir à l'hôpital."

Pour les clientes ayant subi un avortement, le service des urgences de l'hôpital est souvent la seule porte d'accès au système de santé. Selon le docteur Torres, le personnel de l'établissement doit alors profiter de cette unique occasion pour sensibiliser les femmes aux options offertes par la planification familiale.

L'hôpital attache une attention particulière aux besoins des femmes du milieu rural. "Nous voulons nous assurer que l'information transmise à ces clientes s'accorde avec leur mode de vie et leurs attitudes", dit le docteur Torres. "Dans nos rapports avec les femmes locales, tout est nouveau pour elles, l'hôpital aussi bien que l'information que nous diffusons."

Afin d'aider les femmes souhaitant un moyen de contraception, le personnel de l'hôpital donne à chaque patiente une carte comportant un calendrier, sur lequel est ensuite marquée la date estimée de ses prochaines règles. Les prestataires expliquent à leurs clientes que, pour éviter une grossesse, la femme doit commencer à utiliser une méthode contraceptive avant le début des règles. De nombreuses femmes de la campagne préfèrent les méthodes traditionnelles. "Nous leur expliquons comment utiliser efficacement ces méthodes, tout en leur disant qu'elles peuvent toujours passer à un moyen contraceptif moderne si elles changent d'avis."

-- Barbara Barnett

D'autres préoccupations

Le counseling dispensé aux femmes en post-abortum devrait inclure des informations sur les complications nécessitant une nouvelle consultation avec un prestataire de santé : fièvre, frissons, douleurs ou crampes abdominales, lombalgies, saignements persistants ou importants, pertes vaginales fétides ou retard dans le retour des règles (six semaines ou plus). Les prestataires doivent aussi aider chaque cliente à évaluer ses risques et ceux de son partenaire vis-à-vis des maladies sexuellement transmissibles (MST).

"Au Guatemala, quand les femmes revenaient trois ou cinq jours après leur avortement et qu'on s'enquérait de leur santé, elles répondaient que tout allait bien ", dit le docteur Emma Ottolenghi, consultante auprès du Population Council. "Si on leur demandait ensuite si elles avaient des pertes vaginales anormales ou si elles souffraient, elles répondaient que oui, mais que cela était normal. Cependant, ces symptômes ne sont pas ceux d'un état de santé normal et c'est pourquoi nous devons insister sur l'importance du counseling."

L'intégration de la planification familiale aux soins du post-abortum implique l'examen d'un important facteur, celui de la prestation des services. Plusieurs options sont à l'étude. Elles incluent notamment la décentralisation des services, l'établissement de procédures d'orientation des patientes entre les hôpitaux et les programmes de planification familiale, ainsi que la distribution de contraceptifs par les sages-femmes et les accoucheuses traditionnelles.

"Dans de nombreux hôpitaux, le centre de planification familiale est éloigné des services de gynécologie et d'obstétrique, et les patientes n'y sont pas toujours adressées de manière efficace ou appropriée", indique Michelle Folsom, qui travaille en Afrique orientale et australe avec l'Agence des Etats Unis pour le développement international (USAID). "Le personnel en gynéco-obstétrique a besoin d'être formé au counseling et aux services de planification familiale et doit être encouragé à les intégrer dans ses activités habituelles."

L'une des recommandations de la conférence de Bellagio est d'inclure les soins d'avortement dans le cadre d'autres services de santé reproductive, que ces services soient dispensés sur place ou par d'autres centres ou agences auxquels les clientes sont adressées. Les prestataires pourraient par exemple proposer des examens de dépistage des MST ou orienter les femmes victimes de la violence familiale vers d'autres programmes de prise en charge.

Dans six hôpitaux du Kenya, les chercheurs examinent différentes stratégies pour offrir les services de planification familiale aux clientes en post-abortum. En collaboration avec l'IPAS, le ministère kenyan de la Santé et la Family Planning Association du Kenya (FPAK), le Population Council tente de déterminer le modèle le plus efficace de prestation des services : au sein de l'hôpital par le personnel du service de gynécologie, toujours au sein de l'hôpital, mais par le personnel de son centre de planification familiale, ou encore au sein d'un dispensaire de planification familiale. Au Nyeri Provincial Hospital par exemple, le personnel accompagne les patientes du service de gynécologie au centre de planification familiale, où ces dernières reçoivent un counseling et peuvent choisir une méthode contraceptive. Un sondage des patientes et du personnel a montré que ces deux groupes étaient satisfaits de cet arrangement.12

Dans la région d'Araucanie, au sud du Chili, le Temuco Regional Hospital avait cessé d'offrir les services de planification familiale aux patientes en post-abortum, en croyant qu'il serait moins coûteux de les transférer dans un autre endroit comme un centre de santé local. Mais une analyse faite par l'IPAS a révélé que certaines patientes ne se rendaient pas au centre pour la visite de contrôle suivant leur avortement et qu'en conséquence elles n'avaient pas accès aux méthodes de contraception. Depuis, l'hôpital a rouvert ses propres services de planification familiale.13

-- Barbara Barnett

Notes

  1. Wolf M, Benson J. Meeting women's needs for postabortion family planning. Report of a Bellagio Technical Working Group. Int J Gynecol Obstet 1994;45 (Suppl):S3-33.
  2. World Health Organization, Division of Family Health, Maternal Health and Safe Motherhood Programme. A Tabulation of Available Data on the Frequency and Mortality of Unsafe Abortion. 2nd edition. Geneva: World Health Organization, 1993.
  3. Katz K, Waszak C, Hieu DT, et al. Assessment of postabortion family planning services in Vietnam. Presentation at the American Public Health Association meeting, San Diego, Oct. 30-Nov. 2, 1995.
  4. Ghanaian Ministry of Health, Ghana Registered Midwives Association, International Projects Assistance Services. Training Non-physician Providers to Improve Postabortion Care: Baseline Assessment of Postabortion Care Services in Four Districts of Eastern Region, Ghana. Carrboro, NC: International Projects Assistance Services, 1997.
  5. Barahona V, Casas B, Ramírez F, et al. Improvement of Postabortion Services in the Mexican Health System. Postabortion Summary #2. Latin American Operations Research Summaries. New York: Population Council, 1996.
  6. Mahomed K, Healy J, Tandon S, et al. Improved treatment of abortion complications and postabortion family planning in Zimbabwe. Presentation at the American Public Health Association meeting, Washington, November 8-12, 1992.
  7. Improving the Counseling and Medical Care of Postabortion Patients in Egypt. Final Report. Cairo: Egyptian Fertility Care Society and Population Council, 1995.
  8. Neamatalla GS, Verme CS. Postabortion Women: Factors Influencing their Family Planning Options. AVSC Working Paper No. 9. New York: AVSC International, 1995.
  9. Benson J, Leonard AH, Winkler J, et al. Meeting Women's Needs for Postabortion Family Planning: Framing the Questions. Issues in Abortion Care 2. Carrboro, NC: International Projects Assistance Services, 1992.
  10. Toubia N. Decision trees to guide post-abortion family planning counseling -- alternative approaches determined by women's abortion history. Int J Gynecol Obstet 1994;45(Suppl):S25-27.
  11. Greenslade FC, McLaurin KE, Leonard AH. Reproductive health approach to family planning. Presentation at USAID Cooperating Agencies Meeting, Washington, February 25, 1994.
  12. Katz.
  13. Mpangile GS, Leshabari MT, Kihwele DJ. Factors associated with induced abortion in public hospitals in Dar es Salaam, Tanzania. Reprod Health Matters 1993;2:21-31.
  14. Ominde A, Makumi M, Billings D, et al. Postabortion Care Services in Kenya: Baseline Findings from an Operations Research Study. New York: Population Council, 1997.
  15. IPAS. Southern Chile. Latin America Reports. Carrboro NC: International Projects Assistance Services, 1996.
  16. IPAS. Uganda. Africa Reports. Carrboro NC: International Projects Assistance Services, 1995.
  17. IPAS. Tanzania. Africa Reports. Carrboro NC: International Projects Assistance Services, 1995.

Pour de plus amples informations, voir le site Web www.fhi.org

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