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Conférence sur la Qualité des soins en Haïti

HaitiAlors que les planificateurs de santé font de la qualité des soins une priorité dans les programmes de santé de la reproduction (SR), Haïti est l’un des pays qui prend un rôle de leader pour s’occuper des problèmes concernant la qualité des services de SR. En appliquant les leçons tirées du mouvement pour la qualité au niveau des industries et de la médecine, le personnel de santé en SR est en train d’adapter des approches de qualité à leurs programmes. L’un des principes les plus importants pour appuyer ce mouvement est de considérer les besoins des clients comme étant prioritaires.

Si le système sanitaire veut répondre aux besoins des clients de SR, il faut leur donner accès à un éventail complet de méthodes contraceptives et leur donner le droit de choisir leur méthode contraceptive préférée. En Haïti, l’un des plus grands défis pour la planification nationale en SR est de savoir comment amener les services aux groupes défavorisés, difficiles à atteindre et à haut risque. Actuellement, seulement 25% de la population a accès aux cliniques offrant au moins quatre méthodes contraceptives. Le gouvernement, les bailleurs de fonds et la communauté sanitaire ont reconnu la nécessité d’améliorer la qualité des services et se sont regroupés avant que le nouveau programme bilatéral de 5 ans ne commence afin de faire des recommandations pour des services de SR améliorés à l’intention des femmes et des familles haïtiennes.

Du 15 au 17 novembre 1999 a eu lieu une conférence sur la qualité des soins à la salle de conférence de Xaragua à l’extérieur de Port-au-Prince à Haïti. Le Docteur Jean-Robert Brutus a facilité l’atelier avec un panel de leaders haïtiens à l’intention de 50 participants des secteurs public et privé. AOPS (une organisation haïtienne de prestations de services), Family Health International (FHI) et JHPIEGO ont parrainé l’atelier, avec l’appui de l’USAID et la collaboration du Ministère de la Santé. Le personnel du programme bilatéral [(HS-2004/Management Sciences for Health (MSH)] et de l’INHSAC (une institution haïtienne de formation en santé publique) ont également joué un rôle important dans la planification et la logistique.

Points les plus marquants des recommandations faites à la conférence

  • Disséminer les directives de prestations de services nationales avant la fin janvier 2000 (recommandé par cinq des six groupes).

  • Créer des aides visuelles pour les prestataires de services mettant en relief les informations clés en PF/SR tirées des directives de prestations de services.

  • Promouvoir l’utilisation des directives de prestations de services par les prestataires de services.

  • Accroître et améliorer la qualité de la supervision (incluant des mises à jour de ceux qui supervisent).

  • Standardiser un stage de formation de cinq jours sur la prévention des infections (en notant que le Ministère de la Santé a promu l’utilisation de stages en prévention des infections de 5 jours pour assurer une meilleure compréhension de la prévention des infections).

  • Mener la formation et accroître le plaidoyer pour l’amélioration des pratiques de prévention des infections.

Les secteurs public et privé œuvrent ensemble en Haïti en vue de développer des recommandations pour arriver à améliorer la qualité des services de planification familiale. Le Dr Ernest Viel et Mme Thissy Jacques du MSPP travaillent avec les membres des ONG.

Dissémination des Directives de prestations de services nationales haïtiennes révisées

Le Ministère de la Santé a également annoncé le lancement récent de ses Directives de prestations de services nationales révisées, parrainées par MSH, qui marque la première révision des Directives de prestations de services haïtiennes et l’effort initial du ministère de la Santé pour disséminer les Directives de prestations de services au niveau national. Le plan provisoire de dissémination approuvé par le Ministère de la Santé est le suivant:

  • Présenter les Directives de prestations de services officiellement aux agences internationales, aux directions centrales du Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP), aux associations professionnelles, aux hôpitaux universitaires et aux facultés de médecine et écoles de santé.

  • Mener un atelier pour présenter le manuel de normes aux responsables départementaux et leur donner des instructions sur l’utilisation du manuel par le biais de la formation et de la supervision en se concentrant sur les éléments les plus essentiels des documents.

  • Mener un atelier pour présenter le manuel de normes aux départements régionaux avec les responsables des institutions, les prestataires de services et les organisations non gouvernementales (ONG) locales. Leur donner des instructions sur l’utilisation du manuel par le biais de la formation et de la supervision en se concentrant sur les éléments les plus essentiels des documents.

  • Développer des aides visuelles pour appuyer l’utilisation et l’application des normes sur le terrain.

  • Evaluer l’utilité et l’impact des normes

Suivi à la conférence sur la Qualité des soins

Un comité de suivi va coordonner et synthétiser les recommandations faites à l’atelier. Ce groupe va également rédiger la version préliminaire d’un rapport final avec des recommandations réalistes. Le bref rapport sera partagé avec toutes les agences participantes. Ensuite, on espère que ces agences participantes vont plaider pour tenir des réunions au niveau local de sorte que ces recommandations soient transformées en plans d’action dans leurs sites de prestations de services. Plaidoyer avec le Ministère de la Santé pour continuer le leadership dans les initiatives se rapportant à la Qualité des soins est également vital pour continuer l’élan vers des services de qualité des soins améliorés.


 

L’une des perles contraceptives

Les contraceptifs oraux progestatifs (COP) et l’allaitement

Q: J’ai appris que si une femme qui allaite souhaite utiliser des contraceptifs oraux, il est préférable qu’elle utilise des contraceptifs oraux progestatifs (COP) plutôt que des pilules à base d’œstrogène. Mais j’ai aussi entendu dire que les COP ne sont pas très efficaces. Le sont-ils réellement?

R: Ces pilules sont très efficaces lorsqu’elles sont utilisées lors de l’allaitement. En fait une synergie entre les effets contraceptifs des COP et ceux de l’allaitement se produit. Une vaste étude clinique menée par FHI sur les COP en Afrique, en Amérique Latine et aux Caraïbes a montré que le taux de grossesses n’était que de 1.2 pour 100, alors que les femmes avaient des pratiques d’allaitement variables et que certaines menstruaient déjà.

Référence: Dunsen TR et al. 1993. Contraception 47 :23-35.
Source:
J. Shelton, HPN Office, USAID/Washington.
Traduction: MSH, Boston

Les spermicides et les MST

Q : J’ai entendu dire que les spermicides pouvaient offrir une protection contre les MST telles que la gonorrhée. Est-ce que c’est vrai ?

: Oui – au moins contre certaines MST, mais cette protection est faible. Les études indiquent que certaines méthodes ayant une dose adéquate de nonoxynol-9 (le spermicide le plus couramment utilisé) protègent contre les MST bactériennes telles que le chlamydia et la gonorrhée. Mais selon ces mêmes études, les risques sont réduits d’environ 20% seulement. Même si ce niveau de protection n’est pas très important, les spermicides offrent une certaine protection qui peut être contrôlée par les femmes elles-mêmes.

Source: HPN Office – USAID/Washington
Traduction: MSH, Boston
 

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