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Articles et communiqués de presse liés à MAQ
Une liste de contrôle pour la grossesse peut améliorer l’accès à la planification familiale
L’un des concepts clés de l’initiative Maximiser l’Accès et la Qualité (MAQ) est celui des barrières médicales. Les barrières médicales ont été définies comme étant les préjugées et les pratiques des prestataires de services qui ne sont pas justifiés scientifiquement et qui refusent aux clients le droit d’obtenir des services contraceptifs.1, 2 Bien que l’initiative MAQ ait aidé à identifier et à réduire ces barrières à l’accès à la contraception, il en existe encore beaucoup et elles ont encore un impact sur beaucoup de programmes de planification familiale.3 Règlements relatifs à la menstruation: Barrières à la contraceptionUne barrière commune qui persiste dans certains pays est qu’il faille que les femmes aient leurs règles pour être en mesure de recevoir des contraceptifs hormonaux ou des DIU.4 Des études effectuées au Ghana, au Kenya, au Cameroun, en Jamaïque et au Sénégal ont décrit les règlements relatifs à la menstruation et ont examiné leur bien fondé. Dans certains cas, il se peut même qu’une femme se voit refuser le counseling en planification familiale simplement parce qu’elle n’a pas ses règles.2 Il se peut que les règlements concernant la menstruation soient des barrières significatives à l’accès aux contraceptifs dans de nombreux endroits dans le monde. Là où les tests de grossesse fiables ne sont pas disponibles et où les prestataires de services sanitaires ont peur qu’une méthode contraceptive puisse nuire au fœtus, on demande à de nombreuses femmes d’attendre jusqu’à ce que leurs règles reviennent avant de leur donner une méthode. Par exemple, dans un échantillon de neuf cliniques et hôpitaux au Kenya, on a estimé que 35% des nouvelles clientes de planification familiale se sont vues refuser les services parce qu’elles n’avaient pas leurs règles. Les femmes qui n’ont pas leurs menstruations et à qui l’on refuse la contraception courent le risque d’avoir une grossesse non désirée, et il se peut que les clientes potentielles qui sont déçues ou dont les demandes n’ont pas été satisfaites ne reviennent pas à la clinique pour les services de planification familiale dont elles ont besoin.5 Liste de contrôle pour la grossessePour aider à réduire les barrières à la contraception créées par les règlements relatifs à la menstruation, une liste de contrôle simple, comprenant six points, a été développée à partir de directives préparées par le Technical Guidance Working Group de l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International et l’Organisation Mondiale de la Santé. Cette liste de contrôle permet aux prestataires de planification familiale d’exclure la grossesse. (Voir Figure 1.) Si une femme répond «oui» à quelconque question et qu’elle n’a pas de signes ou de symptômes de grossesse, elle peut recevoir la méthode de contraception qu’elle désire utiliser.4,5,6
Une synergie d’interventionsUne approche efficace pour réduire les barrières médicales est de réviser les directives cliniques nationales. Cette approche a été adoptée au Kenya où les directives nationales de santé reproductive et de planification familiale nouvellement révisées décrivent les critères pour exclure la possibilité d’une grossesse.4 Mais des directives révisées elles seules ne sont pas suffisantes. Il faut qu’elles soient accompagnées de plans pour disséminer et mettre en œuvre les nouvelles pratiques. Un moyen pratique de dissémination au niveau de la clinique est de créer des outils de travail (c’est à dire des outils que les prestataires de services peuvent utiliser dans leur travail pour les aider à fournir des services de haute qualité). Au Kenya, la liste de contrôle pour la grossesse a été créée pour servir d’outil de travail. Elle a été reproduite en anglais et en kiswahili, plastifiée et distribuée dans les cliniques dans l’ensemble du pays.4 Mais des directives révisées et les outils de travail ne sont encore pas suffisantes. La formation est également nécessaire. En tenant compte de ceci, les agents de planification familiale ont été formés à travers le Kenya à utiliser la liste de contrôle pour la grossesse.4 Le modèle kenyan est un bon exemple de la synergie des interventions qui est au centre de l’initiative MAQ.3 Dans ce cas, la recherche, les directives révisées, les outils de travail et la formation sont tous des forces combinées pour réduire les barrières à l’accès à la contraception créées par les règlements relatifs à la menstruation. RésultatsDans une étude récente qui a enquêté 1852 femmes n’ayant pas leurs règles dans sept cliniques de planification familiale au Kenya, les agents de santé ont utilisé la liste de contrôle lorsqu’ils ont conseillé de nouvelles clientes n’ayant pas leurs règles. La liste de contrôle s’est avérée être facile à utiliser, efficace, économique et bien acceptée par les prestataires. Au cours de cette phase d’étude pilote, la liste de contrôle a aidé à augmenter le volume de nouvelles clientes d’environ 30% dans les sept cliniques étudiées comparé à aucun changement dans le groupe témoin de cliniques.4 Prochaines étapesUne nouvelle étude est en cours dans plus de 70 cliniques Kenyanes pour évaluer l’impact qu’à l’utilisation à grande échelle de la liste de contrôle sur le volume de clientes et autres résultats.4 Existe-t-il des barrières à l’accès à la planification familiale créées par les règlements relatifs à la menstruation dans votre pays? Si c’est le cas, qu’est-ce que votre pays peut faire pour réduire ces barrières à la contraception?
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