suite de la page 1

Pour répondre aux besoins exprimés, nous avons adapté nos
messages et services aux besoins des jeunes:
On expliquait désormais aux jeunes filles ou jeunes femmes fréquentant
le centre quelle était leur période féconde et la disponibilité des méthodes
contraceptives, et nous leur avons demandé de transmettre le message à leurs amies.
Certaines élèves revenaient avec leurs amies pour avoir de plus amples informations.
Cela nous a prouvé que le besoin dinformation est une réalité. Les mêmes
informations sont aussi données aux adolescents venant dans le centre chercher des
préservatifs.
Aux jeunes qui venaient se faire insérer les implants Norplant®
on insistait beaucoup en plus du counseling sur le fait que cela ne les couvrait pas
contre les maladies sexuellement transmissibles (MST) et le VIH. Elles devaient donc
insister avec les partenaires pour un usage régulier du préservatif afin de minimiser
les risques de transmission de ces virus.
La quantité de préservatifs distribuée par personne a été
augmentée de même que celle des plaquettes de pilules.
Laccueil des clients dans le centre a été amélioré et adapté
à la population jeune pour la rassurer et lencourager à y venir plus souvent. Par
exemple:
On a maintenu la clinique ouverte le soir pour accommoder les jeunes qui
travaillaient et ne pouvaient pas venir pendant la journée. Le personnel de la clinique a
essayé de créer un atmosphère sans porter jugement. On a sensibilisé les
prestatairessouvent peu disposés de donner des condoms ou des contraceptifs oraux
aux jeunespour leur faire apprendre que ce nest pas leur rôle de décider qui
doit ou ne doit pas recevoir les services.
Les services de la clinique on été réorganisés pour permettre aux
jeunes femmes qui navait peut être pas dargent de recevoir des services et
des contraceptifs à titre gratuit.
Léducation sexuelle appropriée des adolescentes et de leurs
partenaires pourrait retarder linitiation des relations sexuelles chez les jeunes
qui ne sont pas encore sexuellement actifs et favoriser les pratiques sexuelles sans
risque telles que lutilisation des condoms pour éviter les grossesses non
désirées et la transmission des MST et du VIH parmi les jeunes qui sont sexuellement
actifs. Cest là lobjectif que nous tentons datteindre. |
MAQ : Des progrès au
Togo
Informations recueillies et soumises par INTRAH
En septembre 1997, des entretiens de suivi en profondeur ont été menés
avec les responsables de la Division de la Santé de la Famille, la Direction Générale
de la Promotion Féminine et lAssociation Togolaise pour le Bien-Etre Familial afin
de mesurer les progrès réalisés en vue datteindre les objectifs du plan
daction MAQ du Togo développé à la Conférence Régionale Francophone MAQ de
1995. Les résultats de ces entretiens ont montré des progrès considérables dans la
mise en uvre du plan daction MAQ du Togo au cours des deux dernières années.
Par exemple, en juin 1997, 65 participants (décideurs, responsables de
programme clés, superviseurs, formateurs et prestataires du Ministère de la Santé, des
organisations professionnelles et non gouvernementales et des organisations
internationales) ont révisé le document de Politique et Standards de planification
familiale (PF) afin dy inclure une gamme plus large de services de santé de la
reproduction (SR) concernant:
La santé maternelle et
infantile
- Les jeunes et les hommes comme
populations cibles prioritaires
- Les questions de genre
- Les pratiques traditionnelles
néfastes.
Des critères de qualité de service ont été incorporés au document, y
compris:
- Le choix informé
- La confidentialité
- La prévention des infections
- Les compétences techniques
Les protocoles de suivi
Toutes les organisations impliquées dans des programmes de SR au Togo ont
revu le document révisé qui a été officiellement approuvé par le Ministère de la
Santé en décembre 1997. La dissémination et lapplication des politique et
standards de services révisés et élargis aux secteurs public, non-gouvernemental et
privé sur lensemble du pays seront lancées en février 1998, et incluront la
révision des programmes de formation de base et continue et des protocoles de prestations
de services qui refléteront une importance particulière placée sur la SR. |