Nous avons réalisé un entretien approfondi avec deux des cinq délégués de
la Côte d'Ivoire, et --malgré d'importants changements depuis la conférence1 --des efforts
pour la mise en uvre du plan d'action sont en cours. Le plus notable, l'objectif
d'étendre les centres de planification familiale dans les régions, a été discuté avec
le ministère de la Santé et la Banque mondiale. La Banque mondiale a convenu de fournir
un appui financier pour l'intégration de la planification familiale dans 110 centres de
santé et pour créer un centre de référence à Abidjan qui fournira un large éventail
de services de PF/SR. Il est attendu que les fonds pour ce projet seront disponibles au
mois d'octobre 1996.
Depuis la conférence, on a fait des efforts accrus d'intégrer les services de
planification familiale post-partum et post-avortement au Centre Hospitalier Universitaire
(CHU) de Yopougon. De façon plus générale, il y a un plus grand intérêt à combattre
les informations périmées concernant les contre-indications pour l'utilisation sans
risque des contraceptifs et l'on consacre plus d'attention aux questions liées aux
pratiques traditionnelles néfastes. Par exemple, l'association affiliée à l'IPPF,
l'Association ivoirienne pour le Bien-être familial (AIBEF) projette une étude sur
l'excision féminine pour l'année prochaine. En plus, l'AIBEF a discuté avec des
représentants de REDSO/Abidjan de son intérêt à tester l'utilisation de condoms
féminins dans ses cliniques.
Animée par plusieurs délégués dévoués et énergiques, la Côte d'Ivoire avance de
façon tangible et bénéfique vers l'amélioration de l'accès et de la qualité des
services de planification familiale et de santé de la reproduction.
1
Par exemple, trois des cinq délégués de
la conférence ont poursuivi d'autres opportunités professionnelles à l' étranger ou
ont changé de direction professionnelle en matière de santé. En outre, depuis le
développement du plan d 'action, un nouveau ministre de la Santé a été nommé.