Pour la plupart d'entre vous, vous vous êtes rencontrés à Ouagadougou, au Burkina
Faso du 12 au 17 mars 1995, à l'occasion d'une conférence très importante, intitulée Conférence
régionale sur l'amélioration de l'accessibilité et de la qualité des services de
santé de la reproduction et de planification familiale en Afrique francophone.1 Pendant les
six jours de cette conférence, 126 participants--y compris des professionnels de la
santé, des juristes, des représentants du gouvernement, des experts en population, des
journalistes, des leaders religieux, des représentantes de groupes de défense de la
femme et des sociologues--ont suivi des sessions de mise à jour sur les connaissances en
méthodes contraceptives et sur la manière d'aborder les lois, pratiques et protocoles
qui créent des barrières à l'accès et la qualité des services de santé de la
reproduction (SR). Vous avez partagé des informations et discuté librement sur des
questions au sujet du genre, des pratiques traditionnelles néfastes, des maladies
sexuellement transmissibles (MST), et du SIDA. Des délégués de 10 pays d'Afrique
francophone--Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d'Ivoire, Guinée, Madagascar, Mali,
Niger, Sénégal et Togo--sont retournés chez eux avec des plans d'action présentant des
stratégies qui apporteraient l'amélioration des services de santé de la reproduction et
de la planification familiale dans leurs pays d'origine.
L'Afrique de l'Ouest a toujours été et continue à être un leader au niveau de
l'initiative pour l'élargissement de l'éventail de méthodes et l'accessibilité de la
contraception. Par exemple, le Sénégal et le Mali ont introduit les implants Norplant®
comme méthode disponible et en ont accru l'accessibilité en permettant aux sage-femmes
aussi bien qu'aux médecins de les insérer et de les retirer. Le Mali était un pays
innovateur dans le domaine de l'accès à la contraception pour les adolescents, en
permettant aux jeunes d'utiliser les implants Norplant--pourvu qu'ils aient reçu un
counseling. Vous et vos collègues avez franchi un bon nombre d'étapes vers l'accès aux
services de contraception et l'amélioration de la qualité des soins en santé de la
reproduction dans votre pays. Le Cameroun, le Ghana, la Guinée, le Mali, le Sénégal at
le Togo ont soit élaboré soit mis à jour leurs normes et procédures pour les
prestations de services en santé de la reproduction. En outre, le Bénin a engagé des
fonds pour une mise à jour de ses protocoles. En octobre 1995, une conférence sur la
prévention des infections (PI)--la première du genre en Afrique de l'Ouest--a
sensibilisé les décideurs et les prestataires de services responsables à l'importance
de la prévention des infections pour les services de prestations en santé de la
reproduction et en planification familiale, et a lancé des initiatives nationales sur la
prévention des infections, qui seront mises en uvre en Guinée, au Mali, au Niger
et au Sénégal.
L'objectif de ce Bulletin est de faire état de ces accomplissements, de
propager vos expériences réussies pour que d'autres puissent bénéficier de vos
progrès, de vous offrir des mises à jour sur les technologies de la contraception, de
vous encourager dans vos efforts continus dans ledomaine de l'amélioration de
l'accessibilité à la contraception et de la qualité des services de santé de la
reproduction.
Nous sommes très heureux de vous envoyer le premier des trois numéros de la version
française du Bulletin MAQ, Maximiser l'accès et la qualité. Nous espérons que
vous en ferez votre propre bulletin et serions heureux de recevoir vos suggestions
d'articles pour les bulletins futurs.
Sandra de Castro Buffington, Présidente
Comité MAQ de JHPIEGO
1Cette conférence était organisée par FHI,
JHPIEGO et INTRAH. Pour des copies du procès verbal de cette conférence, veuillez
contacter FHI (Family Health International), PO Box 13950, Research Triangle Park, North
Carolina, 27709 USA. Fax (919) 544- 7261.
Bulletin MAQ
Ce bulletin a été édité par JHPIEGO, organisation affiliée à l'Université Johns
Hopkins. JHPIEGO, association à but non lucratif, dédiée à l'amélioration de la
santé des femmes et des familles dans les pays en voie de développement, cherche à
augmenter le nombre de professionnels de la santé qualifiés, formés en soins modernes
de santé de la reproduction, en particulier dans le domaine de la planification
familiale.
L'article sur les Résultats du questionnaire de suivi de la Conférence MAQ a
été rédigé en collaboration avec INTRAH (Program for International Training in
Health). INTRAH, organisation à but non lucratif dont la mission est d'apporter une aide
aux pays à divers stades d'évolution afin d'améliorer le développement et la
prestation de services essentiels en santé de la reproduction, par le biais d'une
meilleure préparation et utilisation de ressources humaines.
Un soutien financier partiel pour cette publication à été fourni par l'Agence des
Etats-Unis pour le Développement international (USAID). Les points de vue exprimés dans
ce bulletin sont ceux des éditeurs/collaborateurs et ne réflètent pas nécessairement
ceux de l'USAID.
Remerciements
Editeur en chef: Sandra de Castro Buffington
Rédacteur/éditeur: Chris Davis
Editeurs techniques: Noel McIntosh, Willibrord Shasha
Editeur de la production: Holly Simmons
Collaborateurs: INTRAH, Natalie Maier, Anne Pfitzer, Susi Wyss
Traduction: Linda Benamor, Françoise Kleeman, Eliane Lanusse-Nalls
Logo: Remerciements au Service de Communication en Matière de Population de
l'Université Johns Hopkins
Photos: Teresa McInerney, Anne Pfitzer