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La prééclampsie et l’éclampsie sont des conditions graves qui doivent être identifiées et traitées
rapidement.
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L’éclampsie peut survenir avec une tension artérielle normale chez 20% des
patientes.
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Selon le Bulletin no 219 de l’ACOG, une hausse de la tension systolique de 30 mm ou une hausse de la tension diastolique de 15 mm n’est plus valide car :
Dans une étude, 74% des primigestes avec des grossesses normotendues avaient une tension diastolique qui avait grimpé de plus de 15 mm Hg à un certain stade de la grossesse et 57% avaient une hausse de plus de 20 mm. Cela a également été confirmé par une seconde étude
(Villar et Sibai 1989).
L’œdème n’est plus inclus dans la définition mais, s’il est absent et que les deux autres critères de diagnostic sont présents, l’on peut quand même dire que la patiente est prééclamptique.
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Signes/symptômes suite à l’angiospasme et/ou capillaires qui ont des fuites
Changements des terminaisons nerveuses:
- Système nerveux central
- Pulmonaire
- Rénal
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Aucune différence significative en fonction de l'âge, de la nulliparité, des multiples grossesses et du diabète.
La seule différence est au niveau de l’âge gestationnel. Cela suggère que les femmes qui ont de l’hypertension au début sont plus susceptibles de souffrir de prééclampsie.
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Dans l’étude, on a constaté que plus tôt l’hypertension est diagnostiquée, plus grandes sont les chances que la prééclampsie soit diagnostiquée. (Par
contre, une femme qui développe de l’hypertension plus tard pendant la grossesse est moins susceptible de progresser à la prééclampsie par rapport à une femme qui fait de l’hypertension au début de la
grossesse.) Il n’y avait pas de différence significative au niveau de l’âge, de la parité, de l’âge
gestationnel, tension diastolique ou antécédents de diabète ENTRE les femmes qui avaient eu une prééclampsie.
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L’âge gestationnel du bébé est la seule différence significative dans les groupes de femmes qui ont eu de la prééclampsie et celles qui n’en ont pas
eu. Cela signifie que les femmes qui ont eu de l’hypertension au début étaient plus susceptibles de progresser à la prééclampsie.
Identifier l’hypertension et la prééclampsie au début et traiter rapidement ces conditions permet de réduire le risque d’éclampsie.
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Mais Moutquin a observé la tension artérielle à tous les âges
gestationnels.
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De la 9e à la 28e semaine de la grossesse, une tension systolique de 130 mm Hg ou une tension diastolique de 80 mm Hg n’était ni sensible, ni prédictive d’une prééclampsie ultérieure. L’on ne peut pas utiliser une tension artérielle qui grimpe (hypertension due à la
grossesse) pour prédire la prééclampsie.
Faible sensibilité et valeur prédictive positive à tous les âges gestationnels pour prédire la prééclampsie.
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Mais la tension artérielle n’est pas un bon facteur prédisant la prééclampsie. A tous les âges
gestationnels, la tension artérielle a une faible sensibilité et spécificité pour prédire la prééclampsie.
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Un grand nombre de chercheurs ont essayé de prédire qui pourrait être touchée par l’éclampsie. Seule une petite proportion de femmes qui ont eu des convulsions éclamptiques avaient une tension diastolique élevée ou une tension artérielle moyenne élevée lors du second trimestre de la
grossesse. Par conséquent, nous ne pouvons pas prédire qui souffrira d’éclampsie.
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Lorsqu’une patiente a des convulsions, il est important de vérifier que les voies aériennes sont dégagées, que l’oxygène arrive aux tissus et que la patiente ne peut pas se faire mal.
Le traitement consiste à donner des antihypertensifs et des
anticonvulsivants. Les antihypertensifs sont notamment : hydralazine, labetolol et nifédipine. Le but est de faire baisser la tension artérielle, mais pas de la faire baisser de trop ni trop
rapidement, car cela peut causer une hémorragie intracrânienne.
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L’anticonvulsivant préféré est le sulfate de magnésium.
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Une fois la femme stabilisée, la préparer pour l’accouchement. L’accouchement devrait se faire quel que soit l’âge gestationnel du fœtus pour protéger la santé de la mère.
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Il faut continuer les anticonvulsivants chez toutes les femmes nécessitant d’accoucher et il faut les continuer jusqu’à 24 heures du postpartum car elles restent encore à
risques.
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Démarrer le magnésium dès que la décision est prise de faire accoucher la
patiente.
Continuer pendant 24 heures du post-partum ou après la dernière convulsion.
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L’éclampsie (convulsions) a été évitée 11 fois plus souvent avec le magnésium qu’avec le placebo.
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Le sulfate de magnésium réduit les convulsions par rapport au placebo.
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Le sulfate de magnésium n’augmente pas les résultats négatifs sur le plan maternel ou néonatal.
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Le sulfate de magnésium a diminué les convulsions de 55% comparé au diazépam.
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Le sulfate de magnésium a diminué de 70% la récurrence des convulsions comparé à la phénitoïne.
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Le sulfate de magnésium a réduit la pneumonie de 33% comparé à la phénytoïne.
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Le sulfate de magnésium a diminué le taux d’admission en SIN comparé à la phénytoïne. Il a également réduit la durée du séjour et la mortalité dans l’unité de soins intensifs néonatals.
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Le sulfate de magnésium est également bien plus efficace et plus sûr que la phénytoïne pour traiter l’éclampsie.
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Préoccupation quant aux effets obstétricaux du magnésium
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Pas de différence du point de vue évolution du travail entre le magnésium et la phénytoïne: Utilisation
d’ocytocine, durée du travail, second stade prolongé et césarienne.
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Le magnésium ne semble pas avoir une conséquence négative sur l’évolution ou le dénouement du travail.
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La femme devrait être suivie de près toutes les heures. NE PAS la laisser toute
seule.