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Questions à considérer
lors de létablissement de services de soins après avortement dans les milieux aux ressources limitées: Présentations lors de latelier |
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DECENTRALISATION DES
SERVICES DE SAA: PERSPECTIVES APRES UNE DÉCENNIE EN AFRIQUE suite
Dr. Khama Rogo, PhD
  
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Décentralisation: Les intéressés et leurs rôles
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Dans un monde idéal, laccès aux SAA est une part intégrale de la
stratégie sanitaire nationale. Chacun des intéressés dans le secteur de
la santé devrait être engagé. Cependant, cela nest pas encore le cas.
Il existe plusieurs intéressés cruciaux qui ont aidé à faire avancer le
programme de SAA. Chacun dentre eux a la capacité et loccasion den
faire plus. Il existe également des joueurs potentiels qui hésitent encore
à prendre une décision. Il faut quils soient inclus dans le jeu.
Figure 2. Décentralisation des soins après avortement
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Gouvernements nationaux
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Les Ministères de la santé ont un rôle capital à jouer dans les SAA. Ils
décident de la politique. Ils délivrent les licences. Ils fournissent des
normes et procédures et déterminent les standards. Leur responsabilité
primaire est de fournir des ressources, de former et de coordonner. Dans les
pays où les SAA sont marginalisés, lattitude des officiels du
Ministère de la Santé demeure une pierre dachoppement à la
décentralisation. La décentralisation est beaucoup plus facile lorsque les
ministères de la santé lui prêtent un appui inconditionnel.
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Professionnels de la santé
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Les médecins, les infirmières et les responsables et conseillers cliniques
sont des intéressés clés dans la décentralisation des SAA, sans tenir
compte des aspects mentionnés ci-dessus. Il est important que les médecins
acceptent leurs limitations et quils délèguent leurs responsabilités.
Il est tout aussi important que les infirmières et les assistants médecins
(clinical officers) acceptent les nouveaux défis de façon responsable.
On ne peut pas donner assez dimportance à la nécessité pour les
associations professionnelles dêtre engagées dans le dialogue. Il faut
quelles aient une position claire et quelles fournissent lautorité
à leurs membres concernant les questions de décentralisation ainsi que lallure
et la portée des services décentralisés.
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Bailleurs
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Les SAA restent une part intégrale de la promesse faite par la CIPD dappuyer
lapproche globale de SR. Cependant, les SAA sont restés périphériques
au niveau des considérations de financement, même après le Caire. Bien
que quelques agences aient répondu favorablement, leurs contributions ont
été plutôt limitées et imprévisibles comparées aux programmes de PF et
de lInitiative de maternité sans risque. Il est intéressant de noter
que les SAA sont tombés dans les crevasses programmatiques entre la PF et lInitiative
de maternité sans risque. On lui refuse dêtre financée par le biais de
la PF ou de lInitiative de maternité sans risque. Lappui des
bailleurs de fonds est crucial à lextension des SAA en Afrique. Il
faudrait quil soit augmenté en se concentrant sur le long terme.
Il faudrait que les programmes soient appuyés non pas pour un an ou deux
mais pour cinq à dix ans. Il faut également que lappui soit innovateur
et quil touche à tous les aspects de la décentralisation mentionnée
ci-dessus sans se limiter seulement au niveau de district.
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Groupes féminins et informations
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Le plaidoyer et les informations sont les composantes clés de la réussite
des programmes de SAA et de leur décentralisation. Malheureusement, il ny
a pas assez de femmes activistes en Afrique engagées dans la question.
Elles ont un rôle crucial à jouer au niveau du plaidoyer pour faire
avancer les politiques et disséminer les informations pour habiliter les
femmes à utiliser les services décentralisés. Il faudrait faire appel aux
associations professionnelles féminines telles que la Fédération
internationale des femmes avocats (International Federation of Women LawyersFIDA)
pour quelles fournissent un appui aux efforts des prestataires de
services. Les rôles cruciaux de ces groupes étaient évidents dans les
activités qui ont mené à la Réforme légale de linterruption de
grossesse en Afrique du Sud. Au Kenya, des efforts de collaboration
récemment initiés entre lAssociation Médicale Kenyanne et la FIDA
semblent prometteurs et doivent être appuyés. Il faut que les activistes
en matière de santé féminine dans les pays hôtes portent également un
intérêt plus rigoureux au bien-être des réfugiés et à la prestation de
services de SR globaux en tant que droits de lhomme fondamentaux.
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Groupes religieux et traditionnels
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Le rôle crucial que jouent les leaders
religieux et traditionnels pour affûter ou émousser lopinion publique
sur les questions délicates telles que lavortement a été mis en relief
dans létude COBAC (Communities Basic Abortion Care ou Soins de base
pour lavortement dans les communautés) dans lOuest du Kenya. Ces
leaders et leurs prises de position influencent grandement lallure à
laquelle les SAA vont sétendre dans lensemble des pays africains dans
un avenir prévisible. Les politiciens et les responsables gouvernementaux
du Ministère de la Santé gardent leurs ouïes ouvertes à toutes
récriminations provenant de ces leaders. De notre côté, nous ne pouvons
que les ignorer au détriment des programmes de SAA. Par le biais du
plaidoyer et du dialogue, on peut leur faire voir la nécessité des SAA et
leur faire comprendre la différence entre les SAA et linterruption de
grossesse; leurs voix peuvent être utilisées plus positivement pour
améliorer la santé des femmes plutôt que pour la réprimer. Le problème
des réfugiés est un domaine vital nécessitant un consensus immédiat des
groupes religieux.
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Organisations de secours aux sinistrés
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Les désastres, surtout ceux occasionnés par les hommes, sont devenus une
épidémie surprenante au crépuscule du vingtième siècle. Les
organisations de secours aux sinistrés ont donc augmenté à la fois en
nombre et en taille; et alors que notre compréhension des besoins des
victimes de ces désastres sétend, il est devenu de plus en plus clair
que les besoins en SR ne sont pas moindres dans ces circonstances et quils
ne peuvent pas être ignorés. De toute façon, résoudre les problèmes qui
provoquent ces instabilités, surtout celles créées par lhomme, est
rarement rapide. Il se peut quune génération ou plus puisse se trouver
confinée dans un camp de réfugiés temporaire. Un changement dorientation
par ces agences, y compris leur perception des besoins des victimes
féminines de désastres, est nécessaire sans plus attendre. Il existe
également des problèmes moraux et éthiques énormes entourant le refus
délibéré de fournir certains aspects des soins sanitaires aux réfugiés
qui ont des besoins évidents et nont pas dalternatives. Ceci est un
domaine qui je pense devrait être abordé avec courage lors de cette
réunion. Nous sommes encouragés par des rapports récents disant que
Médecins sans frontières a décidé dinclure un équipement dAMIU
dans son inventaire de médicaments essentiels.
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