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Questions à considérer
lors de létablissement de services de soins après avortement dans les milieux aux ressources limitées: Présentations lors de latelier |
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DECENTRALISATION DES
SERVICES DE SAA: PERSPECTIVES APRES UNE DÉCENNIE EN AFRIQUE
Dr. Khama Rogo, PhD
Ipas
 
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Introduction
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Ce document commence avec limage dune patate douce. Beaucoup dentre
vous vont se demander comment une patate douce peut être liée aux SAA.
Dans ma communauté rurale dans le Kenya occidental, la patate douce a une
histoire douce-amère. Cest larme la plus fatale utilisée pour
régler les comptes dans les cas de grossesses non désirées. Si une jeune
fille met au monde un enfant dans de telles circonstances avant le mariage,
surtout si cest un petit garçon, la tradition oblige de tuer cet enfant.
Cela est organisé par dautres femmes et fait quand la mère sen va
chercher de leau à la rivière. Tel quarrangé au préalable, on
donne du porridge au bébé avec lequel on le suffoque, ou on utilise une
grosse patate douce pour le heurter sur une partie vitale de la tête,
entraînant une mort instantanée. Comme prévu, les femmes commencent à
gémir immédiatement. Lune dentre elles court à la rivière pour
aller chercher la mère. Elle linforme du triste accident et le village
partage son chagrin. Cela est lutilisation très spéciale de la patate
douce dans ma communauté.
Comme la patate était centrale à ce procédé, il en est de même pour
le problème de la grossesse non désirée et de sa prise en charge qui est
un point central dans la plupart des sociétés traditionnelles. Dans lhistoire,
la communauté de femmes était concernée au tel point dagir, même sil
se peut que vous considériez cette action comme étant un meurtre
prémédité.
La grossesse non désirée et sa prise en charge ont toujours été des
problèmes centraux dans les sociétés bienveillantes. Sont-elles toujours
les mêmes dans les temps modernes? Je suggère quaujourdhui, la
grossesse non désirée est un problème marginalisé, même en tant que
préoccupation de SR. Sa prise en charge en revanche est sérieusement
centralisée. Donc, cest là que réside la contradiction.
Nous avons marginalisé un problème mais centralisé sa solution; très
contrairement à ma communauté traditionnelle, où la prise en charge de la
grossesse non désirée ne survenait pas seulement dans les communautés
mais aussi dans les villages et était même effectuée par les familles ou
les individus.
Les problèmes de décentralisation des SAA sont donc des manifestations
de conflits provenant de leffort de décentraliser la prise en charge dun
problème marginal. Est-ce que ces deux positions sont compatibles ou
défendables?
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Ipas et les SAA en Afrique
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Ipas a mené lintroduction des SAA en Afrique au cours des dix dernières
années. Au milieu et à la fin des années 80, avant que les SAA ne soient
devenus une part intégrante de la SR, Ipas était déjà en train dintroduire
lAMIU en Egypte, au Kenya, au Nigéria et en Zambie. Au début des
années 90, avant le Caire et la ratification éventuelle du concept de SAA
au niveau international, Ipas avait progressé en Ethiopie, au Ghana, en
Tanzanie en Ouganda et au Zimbabwé. LAMIU arrivait déjà au niveau des
districts au Kenya et en Zambie. Et après le Caire et Beijing, Ipas a
trouvé le chemin de lAfrique du Sud et reste un participant actif dans
la mise en uvre de "lActe pour avoir le choix de terminer une
grossesse" (Choice of Termination of Pregnancy Act) de 1996. Du Nord au
Sud et de lEst à lOuest, Ipas a été partout en Afrique anglophone.
Typiquement, le point dentrée dIpas dans la plupart des pays a
été par le biais des hôpitaux universitaires. Par le biais du plaidoyer
et des informations, les quelques premiers disciples sont recrutés parmi le
personnel enseignant. Ils sont formés en AMIU/SAA. Ils mènent le projet,
forment leurs collègues et encouragent les étudiants à apprendre. Une
fois quil sont établis dans le département de Gynéco-Obstétrique, les
SAA sont inclus dans le programme de formation de base des médecins. Avant
longtemps, tous les nouveaux médecins qualifiés ont accepté les SAA. Les
SAA leur manquent lorsquils sont affectés dans des hôpitaux régionaux
pour leur internat et commencent à les réclamer. Les spécialistes des
mêmes institutions qui ont été récemment formés sont également
familiers avec lAMIU. Ils sont au courant de son impact sur la prise en
charge de lavortement incomplet dans les hôpitaux universitaires. Ils
appuient les internes et font une requête auprès du Ministère de la
Santé pour se procurer un équipement dAMIU, mais cela nécessite un
appui extérieur.
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Routes pour la décentralisation
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Nous définissons la décentralisation comme étant lextension des
services au niveau le plus local possible pour améliorer laccès. Durant
les dix dernières années, cinq facettes différentes mais complémentaires
de la décentralisation des SAA ont émergé en Afrique.
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Figure 1. Routes pour la décentralisation des SAA
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Décentralisation au niveau des structures
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Ceci est la forme la plus évidente et recherchée de décentralisation des
SAA en Afrique. Elle est le résultat naturel de lorganisation
hiérarchique des services sanitaires dans la plupart des pays qui va en
ordre descendant des hôpitaux centraux (universitaires/de référence) au
hôpitaux régionaux/provinciaux, aux hôpitaux de districts, jusquau
centre de santé. Le principal avantage de cette approche est quelle suit
lordre établi et accepté. Cest celle qui a été essayée le plus
souvent. Elle na cependant pas marché aussi bien quon lanticipait
pour les raisons suivantes:
- Grandes variations entre les hôpitaux centraux/régionaux et les
centres de districts/de santé au niveau du personnel, des compétences
et des ressources.
- Mandat de la formation des hôpitaux centraux/régionaux pour les
centres de district/de santé pas clair.
- Opportunités limitées pour partager les expériences entre les
hôpitaux centraux/régionaux et les centres de districts/de santé.
- Appui des bailleurs limité et au compte-gouttes du niveau central à
celui de district.
- Directives administratives et légales ambiguës pour la prestation de
services de SAA à ces niveaux.
- Désir des spécialistes des niveaux central et provincial de
posséder les SAA et de surveiller jalousement léquipement dAMIU.
- Difficulté à accéder à léquipement dAMIU et aux produits
chimiques pour le contrôle des infections aux niveaux périphériques.
Que recommande-t-on?
Les efforts effectués le long de cette route de décentralisation
doivent aborder ces contraintes de façon individuelle et collective. Alors
que les relations entre les différents niveaux de soins peuvent être
améliorées par le Ministère de la Santé, on recommande que les districts
reçoivent un soutien directement des bailleurs. Ipas a beaucoup travaillé
pour améliorer la disponibilité du kit dAMIU à laide de meilleures
voies de distribution.
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Délégation professionnelle
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Si le but de la décentralisation est damener les services plus près des
gens, les médecins ne peuvent pas le faire seuls. Typiquement, en Afrique,
le ratio médecins-population excède 1 pour 10 000. Quatre vingt dix pour
cent des médecins travaillent dans les grands centres urbains alors que 80
pour cent de la population vit dans les zones rurales.
Déléguer les compétences et les services de SAA au personnel autre que
les médecins est donc une étape impérative dans la décentralisation. Ce
nest quau cours de ces trois dernières années que des efforts
décisifs ont été réalisés dans cet aspect particulier de la
décentralisation. En Afrique du Sud, à la suite de la réforme légale de
1996, on a permis aux sages-femmes deffectuer les interruptions de
grossesses du premier trimestre. Au Ghana, une étude effectuée parmi les
sages-femmes a confirmé leur capacité de fournir les SAA de façon
efficace. Au Kenya, une étude sur les assistants médecins (clinical
officers) dans trois hôpitaux de district a confirmé leurs compétences.
Au Kenya et en Ouganda, des études expérimentales importantes sont en
train davoir lieu pour évaluer la viabilité de former les sages-femmes
à la fois dans les secteurs public et privé pour fournir les SAA.
Alors que la justification pour la délégation des SAA semble
irréfutable, son exercice a fait face à une résistance formidable. Les
raisons pour cette résistance sont les suivantes:
-
Légocentrisme professionnel des médecins.
-
Le manque de confiance en la capacité du personnel
autre que les médecins.
-
Suspicion que le personnel autre que les médecins vont
abuser des compétences en SAA.
-
Interprétation stricte des politiques légales et
professionnelles sur lavortement par les organismes de
réglementation pour le personnel autre que les médecins.
-
Compréhension inadéquate de lampleur du problème
de lavortement à risque dans les zones rurales.
-
Personnel inadéquat et équipement médiocre dans les
structures où le personnel autre que les médecins travaille.
Que recommande-t-on?
En Afrique, le mouvement de PF a délibérément ignoré les médecins au
début de son introduction. Ceci a résulté en la marginalisation
continuelle des médecins sur les questions de SR, et par conséquent leur
suspicion. Il faudrait encourager et appuyer le dialogue avec les
associations médicales et entre les associations de médecins et dinfirmières.
Ceci a bien marché au Ghana et continue au Kenya.
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Participation du secteur privé
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Les relations entre les prestataires des secteurs
public et privé na pas été facile dans la plupart des pays africains.
Les travailleurs du secteur public voient le secteur privé comme étant
riche et opportuniste. Par contre, le secteur privé juge le secteur public
comme étant fainéant, inefficace et irresponsable.
Ce nest que durant le processus de réforme sanitaire en cours que la
plupart des pays africains ont enfin reconnu que les soins sanitaires
privés étaient inévitables et quils complétaient les prestations de
services. Au Kenya, par exemple, le secteur privé fournit 40 pour cent des
services sanitaires et, dans certains cas, dirige les seules structures dans
les parties les plus éloignées du pays. On ne peut pas ignorer un secteur
qui fournit près de la moitié des services. Le mouvement des SAA du système public centralisé au secteur privé est un
aspect qui na été entrepris que récemment.
International Family Health uvre avec les Institutions chrétiennes de
services sanitaires (Christian Health Service Institutions) au Nigéria pour
fournir les SAA. Au Kenya, le Kenya Medical and Education Trust (KMET), avec
lappui de Family Planning International Assistance, a expérimenté un
projet unique par le biais duquel 70 médecins et infirmières privés ont
été formés au cours des deux dernières années et demie pour fournir les
SAA et la contraception durgence. Plus de 100 infirmières et
aides-infirmières ont également été formées en PI, en entretien des
instruments et en counseling. Le projet jusquici a fourni des services à
15 000 clients de PF, et des services de SAA à 8 000 clients, dont 40% ont
accepté la PF après avortement. Ces prestataires sont aujourdhui
reliés aux communautés par le biais de distributeurs communautaires.
Le projet PRIME, financé par lUSAID, est actuellement en train de
mener un projet au Kenya conçu selon le modèle du KMET à lintention
des sages-femmes au Kenya. Durant le premier mois de formation, chaque
infirmière avaient pris soin de 20 clients de SAA, indiquant quelles
pouvaient aisément fournir plus dunités de services que les médecins.
La participation du secteur privé dans les SAA a beaucoup davantages,
y compris des soins de haute qualité et la pérennisation. Cependant, elle
na pas été approuvée universellement à cause de:
- La peur que lon abuse de léquipement dAMIU dans les pays où
lavortement est illégal.
- Lambiguïté du statut légal des SAA.
- Le manque dune structure efficace pour que les secteurs public et
privé collaborent, y compris au niveau du contrôle et de la
supervision.
- La réticence des bailleurs de financer le secteur privé.
- Le mandat de formation incertain des experts du secteur public par
rapport au secteur privé.
- La perception que le secteur privé ne va pas partager les
données/statistiques.
- Les objections religieuses et morales aux SAA par certains groupes
religieux.
- La peur de stigmatisation par certains prestataires privés.
Que recommande-t-on?
Ce dont il faut se rappeler est que dans de nombreux pays africains, le
secteur privé fournit déjà la plupart des services de SAA. Le problème
donc nest pas de savoir si oui ou non ils devraient participer, mais
plutôt de savoir pourquoi il faudrait que leur participation ne soit pas
améliorée et rendue plus sûre par le biais dune reconnaissance, dune
formation et dun contrôle appropriés.
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Engagement des autorités locales
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Les autorités locales (Conseils Municipaux, Conseils Départementaux, etc.)
fournissent des services de soins sanitaires à différents degrés dans
tous les pays dAfrique. Dans certaines villes, les autorités locales
dirigent les maternités les plus importantes en plus de nombreux centres de
santé, dispensaires et services ambulatoires. Dans certains pays, les
Conseils Départementaux sont pleinement responsables de fournir les soins
sanitaires au delà de lhôpital de district. Lefficacité des
autorités locales en matière de prestations de soins sanitaires varie mais
nest souvent pas meilleure que celle du gouvernement central.
Théoriquement, étant plus petites, les autorités locales devraient
être plus efficaces et leurs structures mieux entretenues. En pratique,
cela na pas toujours été le cas, bien quelles continuent à garder
un grand nombre de professionnels de la santé dans leur emploi. Les
structures dirigées par ces autorités fournissent une myriade de services
de SR tels que des soins anténatals, accouchements et PF, mais pas les SAA.
Par exemple, dans la ville de Nairobi, la Maternité de Pumwani effectue 70
accouchements par jour mais réfère tous les avortements incomplets à lHôpital
national Kenyatta. Le Conseil Municipal dirige également sept centres de
santé de taille importante dotés de médecins et de sages-femmes, mais qui
ne soccupent que des accouchements normaux. Ces centres de santé ont un
espace adéquat et un personnel pour les SAA. Une situation similaire
prédomine à Kampala, Jinja et Lusaka.
Les centres urbains africains enregistrent certains des pires cas davortements
clandestins à risque. Les immenses quartiers pauvres abritent souvent jusquà
70 pour cent de la population de la ville, nont pas dinstallations de
santé publique (parce quils sont installés illégalement et donc nexistent
pas dans les archives officielles!) mais ont un grand nombre de prestataires
non-officiels. Les hôpitaux centraux dans ces villes sont invariablement
submergés de cas davortements incomplets. Et pourtant, à la porte à
côté, les cliniques dautorité locale sont relativement vides. Il est
évident quil serait certainement bon de partager ce nombre de cas!
Plusieurs contraintes ont empêché la propagation des SAA dans les
cliniques dautorité locale:
- Le manque de liens fonctionnels entre les autorités locales et les
Ministères de la santé au niveau des politiques et de la
planification.
- La sous estimation des responsabilités et du potentiel des autorités
locales en matière de prestations sanitaires.
- La planification médiocre des prestations de services sanitaires par
les autorités locales.
- Les allocations budgétaires limitées en matière de santé par les
autorités locales.
- Linterférence politique envahissante par les membres du conseil.
- Le style de direction traditionnel dans les départements de santé
des autorités locales.
- La non prise en charge par les autorités des problèmes critiques de
SR.
- Lappui direct limité des bailleurs de fonds aux autorités
locales.
Que recommande-t-on?
Jusquici, lensemble des programmes de SAA en Afrique ont continué
à ignorer les autorités locales. Ceci est une erreur qui a besoin dêtre
réparée immédiatement. Les services de SAA ne peuvent pas atteindre les
quartiers pauvres urbains si lon dénigre lengagement des autorités.
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Les SAA pour les femmes vivant dans des circonstances
difficiles
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Alors que lAfrique continue de faire lexpérience dune part
disproportionnée de désastres à la fois naturels et artificiels, la
population de destitués, particulièrement les femmes et les enfants, a
atteint des niveaux impossibles à gérer. Dans ces circonstances, on sattend
à une fréquence élevée de viols et de grossesses non désirées. Ipas
est actuellement en train de travailler avec le Haut Commissaire aux
Réfugiés des Nations-Unies, le Fond des Nations-Unies pour la population
(FNUAP) et le National Council of Churches of Kenya (Conseil ecclésiastique
national Kenyan) pour introduire les SAA dans deux camps de réfugiés
séparés dans le Nord-Est du Kenya. Ces camps, Dadaab et Kakuma, ont été
ouverts en 1991 et ont accueilli au maximum jusquà 700 000 réfugiés.
Aujourdhui, ils abritent encore plus de 200 000 personnes. Maintenant,
les camps ont des écoles, des hôpitaux et des dispensaires et rapportent
hebdomadairement 10 à 15 cas davortements incomplets. Il y a quelques
médecins et un gynécologue. Les services après avortement nont pas
été une priorité et les tentatives dintroduction des SAA ont fait lobjet
de résistance en raison du fait quils encourageraient limmoralité.
Ipas a réussi à convaincre les autorités dintroduire les SAA, et le
personnel du camp et celui des hôpitaux de districts voisins sont
maintenant formés et leurs structures sont équipées. Lexercice a
cependant été entrepris dans un air épais de suspicion et de bureaucratie
et nest pas susceptible dêtre étendu à tous les camps de réfugiés
dans la région pour les raisons suivantes:
- La réponse durgence aux désastres a traditionnellement ignoré la
SR, encore moins les SAA.
- De nombreuses organisations opérant des services sanitaires au sein
des camps de réfugiés sont fortement influencées par les groupes
religieux qui sont mal à laise au sujet de tous les aspects de lavortement,
même si cest pour sauver la vie des femmes.
- La prévision erronée que les camps de réfugiés sont temporaires et
par conséquent nont pas besoin de services de SR.
- Lorientation des agences de réfugiés et du personnel et leur
manque dexpérience sur les questions de SR.
- Une organisation ad hoc des services sanitaires dans les camps et une
intégration limitée de ces services avec ceux du pays hôte.
- La limitation des ressources pour une planification à moyen et à
long terme.
- Le manque dintérêt pour la santé des réfugiés par les
activistes et les défenseurs de la santé des femmes.
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