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Certains spécialistes en PF et en santé semblent agir à partir de lhypothèse
que la principale raison pour laquelle les gens nutilisent pas les
services est parce que leur qualité est médiocre (par exemple, les
prestataires de services ne sont pas formés, ou ils sont désagréables, ou
les médicaments et les contraceptifs ne sont pas disponibles). Daprès
cette hypothèse, si la qualité des services est améliorée, les gens vont
les utiliser. Des données montrent quil se peut que leur utilisation
augmente, mais quaméliorer la qualité laisse encore laccès et la
demande à de faibles niveaux.
Les trois éléments principaux de ce document sont la communauté,
la communauté et la communauté:
Les organisations communautaires sont des partenaires essentiels dans le
plaidoyer car elles donnent la perspective des clients et abordent dautres
contraintes.
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Regardons les contraintes qui affectent lutilisation
des SAA. Le "Modèle des 3 retards" qui a été développé
par le Réseau de prévention de la mortalité maternelle (PMM) (Prevention
of Maternal Mortality) identifie les trois retardsla décision de
rechercher des soins, larrivée à une structure de référence de
premier niveau, et la réception réelle des soins après être arrivé à
la structurequi peuvent survenir lors de lobtention de soins
obstétricaux durgence (Post 1997).
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Le modèle des 3 retards
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retard dans la décision de rechercher des soins
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retard dans larrivée à une structure de référence de
premier niveau
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retard dans la réception réelle des soins après être arrivé
à la structure
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Les mêmes barrières sappliquent aux SAA. Dans ce document, je vais
compter sur des témoignages issus des activités au niveau de la
communauté dans les projets de soins obstétricaux durgence parce que
peu de projets de SAA ont abordé léducation de la communauté et sa
mobilisation.
Les initiatives de soins de qualité abordent le troisième retard, mais
ne touchent pas aux premier et deuxième retards. Quels sont les facteurs
qui ont amené à chacun de ces retards?
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Facteurs influençant la décision
de rechercher des SAA
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Même là où les structures sont facilement
accessibles et ont les capacités dassumer les SAA, il se peut que les
femme ne les utilisent pas pour des raisons variées.
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Facteurs affectant la décision de rechercher des soins
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Le statut de la femme dans la famille
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La perception de la sévérité de la complication
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Les attentes de la société
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La culture et les traditions
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La nécessité de voyager de longues distances
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Le mécontentement vis à vis des attitudes et de la performance du
personnel
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La loi
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Par manque de temps, je ne vais pas discuter de chacun de ces points en
détail mais je vais vous donner juste quelques exemples. De nombreuses
études montrent quen général les femmes mariées ne peuvent pas ou ne
veulent pas décider elles-mêmes de rechercher des soins; la décision
appartient à lépoux ou au membre le plus âgé de la famille. Les
femmes célibataires, en particulier les adolescentes, pensent quil faut
quelles gardent la grossesse secrète et elles attendent vraiment la
dernière minute avant dutiliser ces services, si même elles les
utilisent. Les données montrent clairement que les adolescentes constituent
une grande partie du groupe ayant besoin de services de SAAdes services
pour lesquels elles nont de toute façon pas assez dargent. En
conséquence, même si des services de qualité sont disponibles, il se peut
quils ne soient pas utilisés.
Le projet de santé maternelle et infantile Africare à Dioro au Mali a
été conçu pour se concentrer sur lamélioration des consultations
prénatales, les accouchements assistés, la distribution à base
communautaire de contraceptifs, les condoms et les spermicides et la
formation et la supervision des accoucheuses traditionnelles (Lo et Hoemeke
1998). Au cours de la première phase du projet en 1992, une salle de
maternité a été construite sur un site central à 17 kilomètres de
Dioro. Initialement, presque toutes les femmes, enceintes ou non, visitaient
le centre qui suscitait beaucoup dintérêt auprès des membres de la
communauté. Cependant, au cours de la première année de fonctionnement de
la salle de maternité, le nombre daccouchements mensuels, qui avait
commencé à presque 30, est tombé à 7 à 10 par mois un an plus tard. Daprès
les visites dans le centre et les interviews, le comité administratif du
centre à base communautaire était apparemment plus intéressé par les
revenus générés par la salle de maternité que par la qualité des
services.
Il se peut que les directeurs du projet aient pensé que la seule chose
quil fallait faire était de changer lattitude du personnel et du
comité de gestion. A la place, le personnel a organisé des réunions de
groupes de discussions dirigées avec des hommes et des femmes en se
concentrant sur leurs connaissances et attitudes liées à la grossesse, aux
soins maternels et à la naissance. On a découvert quil y avait peu de
communication entre les hommes et les femmes. Les hommes ainsi que les
femmes ont rapporté une certaine "honte" concernant la grossesse.
Les femmes ont dit quelles était gênées de parler du fait dêtre
enceinte, cachant souvent leur grossesse à tout le monde. Les jeunes femmes
étaient particulièrement gênées de parler de leur première grossesse,
même sil fallait quelles obtiennent la permission de leur mari pour
utiliser les services sanitaires.
Par conséquent, lors du développement de la stratégie dIEC, il nétait
pas réaliste dattaquer ce manque de communication directement. A la
place, le projet a utilisé une tradition selon laquelle une femme mariée
porte un petit pagne blanc ou pendelu en Bambara, comme façon non
verbale de communiquer des "sentiments dintimité". Le projet a
créé un pagne vert qui est devenu un moyen non verbal pour la femme de
dire à son partenaire quelle était enceinte et pour encourager la
communication au sujet de la grossesse. Le fait de porter le pagne vert a
significativement augmenté la communication concernant la grossesse entre
les maris et les femmes et a éventuellement permis daccroître lutilisation
de services anténataux et daccouchements par personnel formé.
En résumé, la qualité améliorée des services a été un facteur
significatif pour déterminer lutilisation des services, mais les
facteurs culturels ont été également importants.
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Facteurs entraînant des retards pour arriver à une
structure ayant des capacités en SAA
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Le principaux facteurs qui retardent les femmes pour atteindre les
structures offrant des services de SAA sont la distance, lindisponibilité
de transports publics, la condition des routes, les coûts de transport et
la distribution des structures.
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Facteurs entraînant des retards pour arriver à une
structure ayant des capacités en SAA
- Distance
- Indisponibilité de transports publics
- Condition des routes
- Coûts de transport
- Distribution des structures
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Améliorer la qualité des SAA dans les structures de référence naffecterait
aucun de ces facteurs, si ce nest peut-être la distribution des
structures. Par conséquent, le problème pour les professionnels soccupant
des politiques et des programmes ne devrait pas être de savoir si oui ou
non on doit travailler avec les communautés, mais plutôt de quelle
manière et comment on va le faire. Est-ce que lon attend que les
services passent le test de "qualité" ou est-ce que lon doit
améliorer les services et travailler avec la communauté pour
répondre aux autres contraintes? Ma réponse est quil faut faire les
deux dès le départ.
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