Santé Maternelle et Néonatale

Questions à considérer lors de l’établissement de services de soins après avortement dans les milieux aux ressources limitées: Présentations lors de l’atelier

INITIATIVE REGIONALE EN MATIERE DE SOINS APRES AVORTEMENT RESEAUX SANITAIRES: UNE APPROCHE REGIONALE POUR AMELIORER LES SOINS APRES AVORTEMENT EN AFRIQUE DU SUD ET DE L’EST suite

Michelle Folsom, MPH

Formation de sages-femmes pour améliorer les soins après avortement: Un voyage d’études au Ghana

Un voyage d’étude a été effectué au Ghana pour fournir une occasion à des responsables sanitaires et à des prestataires de l’ASE d’en apprendre sur les efforts récents entrepris au Ghana pour étendre les services de SAA et les améliorer. Le Ministère de la Santé, l’Association des sages-femmes diplômées (GRMA) et Ipas viennent juste de terminer une étude de recherche opérationnelle d’un an pour évaluer la faisabilité d’étendre les services de SAA aux niveaux inférieurs du système sanitaire en formant les sages-femmes. La recherche intitulée "Formation des prestataires non médecins pour améliorer les soins après avortement," a été menée par le Projet MotherCare, financé par l’USAID. Les résultats de la recherche indiquent que la formation des sages-femmes en SAA est une stratégie faisable et acceptable pour décentraliser les services de SAA. Résultant de la recherche opérationnelle, l’accès aux services d’urgence s’est accru, la PF après avortement est plus communément utilisée, le suivi des clientes a lieu plus fréquemment et les sages-femmes fournissent des informations aux clientes et aux communautés sur des thèmes de SR plus divers.
 

Voyage d’étude au Ghana

  • Recherche pour évaluer la faisabilité d’extension des services de SAA à tous les niveaux du système sanitaire par le biais des sages-femmes
  • Réunion pour la dissémination
  • Huit délégués, quatre pays, bon amalgame
  • Visites aux centres, réunions des intéressés
  • Synergie, engagement
  • Plans d’action nationaux

Le Ministère de la Santé Ghanéen a invité des représentants provenant de toute l’Afrique à une réunion de dissémination nationale et le voyage d’étude a été conçu, en conjonction avec la réunion, pour leur offrir une occasion d’apprendre directement de l’expérience ghanéenne. Huit délégués d’Afrique du Sud, de la Tanzanie, de l’Ouganda et de la Zambie ont participé au voyage d’étude qui a été organisé et patronné par le Ministère de la Santé, le GRMA et Ipas avec un appui financier de l’USAID par l’intermédiaire des projets POLICY et BASICS. En plus d’avoir assisté aux réunions de dissémination, les délégués ont visité 12 des centres de recherche opérationnelle et ont rencontré plus de 24 décideurs politiques, intéressés, prestataires de services et chercheurs qui étaient impliqués dans le projet. Les hôtes dans chaque centre ont fourni des informations générales sur leurs organisations et structures, décrit leur participation dans le projet, discuté des effets qu’a eu la formation des sages-femmes dans leur structure ou dans leur pratique, et parlé des plans à venir.

Chaque jour, tout au long de la semaine, les délégués se sont rencontrés en groupe pour partager les expériences de leur pays, synthétiser les leçons qu’ils étaient en train d’apprendre de leurs collègues Ghanéens et préparer des plans d’action pour renforcer les services de SAA dans leurs propres pays.

La réussite du voyage d’étude a été due en grande partie aux participants. Chaque délégué est venu d’un pays qui est en train d’essayer de mettre en œuvre des services de SAA au niveau primaire du système de soins sanitaires. Ils sont tous engagés à améliorer les services de SAA et ont l’initiative et l’autorité d’aller jusqu’au bout et de mettre en œuvre dans leurs pays respectifs les leçons qu’ils ont tirées du Ghana. Les collègues ghanéens qui ont participé au projet de recherche opérationnelle et qui ont été les hôtes du voyage d’étude ont été des modèles exemplaires. Ils ont démontré qu’en donnant le plein pouvoir aux prestataires de services et qu’en travaillant dur et en se dévouant, des changements significatifs pouvaient être effectués au sein du système de soins sanitaires pour accroître l’accès des femmes qui en ont besoin aux services de SAA.

Le voyage d’étude a créé le moment et l’endroit pour que des gens ayant une vision commune se rassemblent pour explorer de nouvelles idées, rencontrer d’autres individus confrontés à des défis similaires et trouver des moyens de s’appuyer les uns les autres. Le résultat fut une synergie et un engagement énormes pour continuer la collaboration transfrontalière.

Atelier sur la qualité des soins: Standards, normes et protocoles

En juin 1998, le volet Qualité des soins de Health Networks a patronné un séminaire par invitation à Harare, au Zimbabwe, pour passer en revue les standards, normes et protocoles concernant les interventions de SR prioritaires telles que la double protection contraceptive, la prise en charge des MST, la contraception d’urgence, les SAA et le dépistage du cancer du col. Une journée supplémentaire financée par le Projet POLICY a été ajoutée à la réunion et Ipas a été en mesure de faire passer en revue soigneusement la version préliminaire de leurs Normes et standards nationaux pour les soins après avortement (Regional Standards and Guidelines for Postabortion Care) avec 110 intéressés provenant de 10 pays d’ASE. Les participants ont eu l’occasion de non seulement donner leurs opinions sur le contenu technique, mais également de passer du temps avec leurs équipes nationales pour discuter de manières dont les Normes et standards pourraient être utilisés, adaptés et adoptés dans leurs pays respectifs. En plus, les participants à l’atelier ont été invités à un spectacle intitulé "Don’t be Ungaqali (Ne soyez pas Ungaqali)" avec le groupe de théâtre Amakhosi qui a traité de la grossesse chez l’adolescente, l’avortement à risque et les SAA. Presque tous les pays ont inclus les SAA dans leurs listes d’activités de suivi et dans leurs plans d’action. Le document final, publié par Ipas, sera disponible plus tard dans le courant de l’année et disséminé pour être utilisé à travers la région.

Etendre les occasions pour les SAA dans les communautés par l’intermédiaire des infirmières/sages-femmes du secteur privé au Kenya

Le Projet PRIME a initié un projet au Kenya pour démontrer que la décentralisation de SAA de qualité au niveau des prestations par les infirmières/sages-femmes et au niveau de prestations de services de soins primaires était faisable et sûre. PRIME va former 40 équipes d’infirmières/sages-femmes du secteur privé et leurs assistants issus de sept districts pour fournir les services de SAA. PRIME va fournir la formation technique en SAA aux sages-femmes du secteur privé, le suivi et la supervision d’appui du secteur public dans les districts pilotes. REDSO s’intéresse à se concentrer sur le secteur privé car au Kenya, 70 pour cent de tous les services sanitaires sont fournis de cette manière. Cette étude va compléter le travail qui a été effectué au Ghana et qui continue en Ouganda avec les infirmières/sages-femmes dans le secteur public.

Infirmières/sages-femmes du secteur privé au Kenya

  • Rôle du secteur privé pour améliorer les services de SAA
  • Projets parallèles
    • PRIME: formation et supervision
    • POLICY: plaidoyer pour l’appui
  • Le volet de plaidoyer ajouté à la prestation de services devrait renforcer l’engagement du Kenya à étendre le rôle des infirmières sages-femmes

Le Projet POLICY va mettre en œuvre un ensemble d’activités pour compléter l’étude en cours menée par PRIME. Le Projet POLICY va se concentrer sur le développement d’un appui pour cette stratégie de prestation de services parmi la communauté des infirmières et les groupes d’intéressés Kenyans dans les districts où l’étude PRIME est en cours. POLICY va collaborer avec l’Association des infirmières et le Conseil des infirmières Kenyans pour renforcer leurs capacités de plaidoyer concernant les SAA et les questions de SR et pour améliorer leur capacité de mener une recherche qualitative au niveau de la communauté sur les problèmes de l’avortement à risque et le rôle accru des infirmières/sages-femmes. Le Project POLICY va également être responsable de fournir une documentation sur les leçons tirées de sorte que d’autres pays puissent tirer parti de cette expérience.

Le fait d’ajouter un volet de plaidoyer à la formation en prestation de services devrait renforcer l’engagement Kenyan à ce nouveau rôle accru des infirmières/sages-femmes, qui à son tour va améliorer l’accès aux services de SAA au niveau de la communauté d’une manière plus durable. Nous pensons que cela est un modèle important qui devrait être considéré pour toutes les activités de formation et nous devrions constater des résultats concrets l’année prochaine.

Conclusion

Ces exemples illustrent la manière dont une collaboration et un travail de réseau peuvent ajouter une valeur significative dans l’amélioration et l’augmentation des services de SAA. Le problème de l’avortement à risque dans la sous-région est immense et il reste beaucoup à faire en ce qui concerne la mobilisation sociale, la formation, les politiques, la prestation de services, l’IEC et la recherche de systèmes. Il est crucial que chacune de ces disciplines œuvrent ensemble pour que nous puissions élargir l’échelle de nos efforts et réduire le nombre d’avortements à risque et leurs conséquences dans la sous-srégion.

Références

Billings DL, S Settergren and M Folsom. 1997. Training Midwives to Improve Postabortion Care: A Study Tour in Ghana. Projet POLICY, The Futures Group International en collaboration avec Research Triangle Institute et le Centre for Development and Population Activities: Washington, DC.

Billings DL et al. 1997. Training midwives to improve postabortion care in Ghana. MotherCare Matters, Edition spéciale 6(4).

Brazier E, R Rizzuto and M Wolf. 1998. Prevention and Management of Unsafe Abortion: A Guide for Action. Family Care International: New York.

Camlin C et al. 1998. The Situation of Postabortion Care in Zambia. Projet POLICY, The Futures Group International en collaboration avec Research Triangle Institute et Centre for Development and Population Activities: Washington, DC.

Folsom M. 1997. The Situation of Postabortion Care in Kenya. USAID/ REDSO/ESA: Nairobi, Kenya.

Huntington D (ed). 1998. Summary Report of a Global Meeting: Advances and Challenges in Postabortion Care Operations Research. Population Council: New York.

Kinoti SN et al. 1995. Monograph of Complications of Unsafe Abortion in Africa (Monographie sur les complications de l’avortement à risque en Afrique). Reproductive Health Research Programme of ommonwealth Regional Health Community Secretariat (CRHCS) for East Central and Southern Africa, JHPIEGO Corporation et Ipas: Baltimore, Maryland.

Settergren S et al. 1997. The Situation of Postabortion Care in Uganda. POLICY Project, The Futures Group International en collaboration avec Research Triangle Institute et le Centre for Development and Population Activities: Washington, DC.


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